Les dividendes du CAC 40 devraient bien résister en 2012
(Easybourse.com) En dépit d'une conjoncture économique incertaine, la plupart des entreprises du CAC 40 maintiendront leur dividende cette année. Une façon de fidéliser leurs actionnaires, en attendant que les cours remontent.
Que ceux que la baisse du CAC 40 en 2011 a déprimés se consolent : les dividendes, eux, devraient beaucoup mieux résister. Les versements aux actionnaires devraient atteindre 37,4 milliards d'euros cette année après un record de 40,2 milliards d'euros en 2011, selon les analystes interrogés par la société FactSet. Sur les quarante valeurs vedettes françaises, vingt prévoient d’augmenter leur dividende lors des prochaines assemblées générales, et onze autres de le stabiliser.Cette résistance s’explique par la bonne tenue des bénéfices des entreprises du CAC 40, qui devraient avoisiner les 86 milliards d’euros comme en 2010. Seul le secteur bancaire apparaît comme véritablement affecté par la crise, et mettra en réserve les bénéfices plutôt que de les distribuer. Société Générale et Crédit Agricole ont ainsi renoncé à tout dividende au titre de 2011, tandis que BNP Paribas a annoncé une baisse « significative » du versement. Les analystes craignent également une baisse pour Veolia Environnement, Carrefour ou encore Air France-KLM, qui ont tous les trois lancé des avertissements sur bénéfices ces derniers mois.
Bonnes surprises
Mais pour les autres, pas question de décevoir les actionnaires qui leur sont restés fidèles malgré les turbulences des marchés. De bonnes surprises pourraient attendre les actionnaires de Renault, Safran, Michelin, LVMH ou encore EADS. Les valeurs sûres comme Total (plus de 5 milliards d’euros distribués en 2010) ou encore Sanofi devraient eux aussi se montrer généreux.
En revanche, France Télécom, qui offre traditionnellement le meilleur rendement du CAC 40, fait aujourd’hui l’objet de nombreuses interrogations. Le groupe peut-t-il maintenir son dividende à un niveau élevé (près de 50% du cash flow libre en 2010) alors que ses marges risquent de souffrir avec l’arrivée d’un nouveau concurrent – Free – dans la téléphonie mobile ? Pour le président de l’Autorité de régulation des télécom (Arcep), Jean-Ludovic Silicani, le choix est clair : « Si l'Etat, qui est le principal actionnaire de France Télécom, souhaite que cet opérateur maintienne ses investissements à un haut niveau, il peut accepter une baisse du dividende : il a clairement un choix à faire », déclare-t-il dans un entretien paru jeudi dans Les Echos.
A l’image de France Télécom, si les bénéfices des grandes entreprises françaises ont plutôt bien résisté en 2011, leurs perspectives pour 2012 s’avèrent incertaines. Les résultats du quatrième trimestre ainsi que la tendance des premiers mois de l’année pourraient peser plus qu’à l’accoutumée sur leur politique de dividende, qui ne sera arrêtée qu’au printemps. Mais pour l’heure, les niveaux de cash restent élevés et augurent d’une bonne saison pour les actionnaires.
François Schott
Publié le 12 Janvier 2012







