Dassault Aviation: rafale de critiques contre... le rafale!
(Easybourse.com) Répondant aux critiques, répétées, contre son bijou technologique, Charles Edelstenne le PDG de Dassault Aviation a réfuté lors d'une interview accordée au Figaro, la thèse selon laquelle son groupe vivrait aux dépens de l'Etat.
L'avion de combat maudit, celui qui n'a encore jamais été vendu hors de l'Hexagone, que les Suisses viennent d'ailleurs de bouder face au Gripen suédois, le fameux Rafale de Dassault Aviation, n'en finit plus d'essuyer les critiques, au point que le PDG du groupe, Charles Edelstenne a souhaité répondre à ses détracteurs dans une longue interview accordée au Figaro.Ainsi, à tous ceux qui estiment que Dassault Aviation vit aux dépens de l'Etat, le PDG de l'avionneur assène que "75% du chiffre d'affaires de notre société reposent sur la vente d'avions civils et que les commandes de l'Etat ne représentent en moyenne que 20% de notre activité!" Quant à ceux qui pensent que le groupe se contenterait de ventes en France, Charles Edelstenne rappelle que "l'exportation est une nécessité vitale pour l'industrie d'armement".
Pour mémoire, le Rafale a été élaboré pour l'armée française, mais depuis sa création, seule la flotte hexagonale en a fait l'acquisition, poussant certains commentateurs à juger son prix à l'export des plus extravagants. Pour le PDG de Dassault Aviation, la réalité est tout autre puisque "les prix sont validés par l'État, qui se porte garant qu'il n'y a pas de sur-marge dans nos offres".
Reste que face aux concurrents, le prix du Rafale demeurent très supérieur aux autres avions de combat du marché, et qu'il apparait difficile d'en faire comprendre les raisons. Pour Charles Edelstenne, cela tient surtout au fait que l'avion français est capable de se substituer à plusieurs types d'appareils aux usages très divers, ce qui, d'après lui, "contribue à réduire la quantité d'avions nécessaires pour remplir les missions qui relèvent de l'aviation de combat".
Pour expliquer les échecs répétés des tentatives de ventes du Rafale à l'étranger, le PDG de Dassault Aviation s'en remet aux politiques, dans la mesure où "les Etats-Unis mettent tout leur poids politique dans la balance pour empêcher l'exportation du Rafale". Pour l'heure, rappelle-t-il, "les trois dossiers les plus avancés" sont ceux des Emirats arabes unis, de l'Inde et du Brésil.
A Paris, vers 16h30, le titre Dassault Aviation cédait 1,33% à 592 euros.
CS
Publié le 12 Décembre 2011
Articles Connexes:
- Dassault Aviation: un bénéfice net 2009 en repli
- Dassault Aviation: le Brésil achèterait 36 Rafale pour 6,2Mds$
- La France pourrait payer cher la vente de Rafale aux Emirats arabes unis
- Dassault Aviation: bond de 50% du chiffre d'affaires au T1
- Armée brésilienne: le Rafale ne ferait pas figure de favori







