Sauver la face et donner sa chance à une filière industrielle d’avenir. Telle pourrait être la motivation du gouvernement qui travaille, d’après Les Echos, à un rapprochement des activités d’éolien en mer d’Alstom et d’Areva dans le cadre d’une vente du pôle Energie d’Alstom.

Le groupe nucléaire français s’est en effet diversifié dans les énergies renouvelables, en particulier dans l’éolien offshore où il vient de remporter un appel d’offres en compagnie de GDF Suez pour l’installation et l’exploitation de deux fermes d’éoliennes au large des côtes normandes. Alstom fabrique lui aussi des éoliennes mais il doit affronter une forte concurrence sur ce marché dominé par l’allemand Siemens.

Le gouvernement souhaiterait créer un seul et unique acteur français dans ce domaine. Areva pourrait ainsi s’inviter à la table des discussions entre Alstom et General Electric, dont l’offre à 12,25 milliards sur les activités énergétiques d’Alstom a déjà reçu un avis favorable du conseil d’administration de ce dernier. L’hypothèse serait d’autant plus probable que « GE ne croit pas à l’offshore », selon une source industrielle citée par Les Echos. Après sa rencontre avec François Hollande fin avril, le PDG de GE, Jeffrey Immelt, s’’était dit prêt « à étudier toute proposition d’acquisition de la part d’investisseurs français pour les activités éolien onshore et offshore d’Alstom ».

Cependant un certain nombre d’obstacles financiers et industriels restent à surmonter. S’il doit renoncer aux activités offshore d’Alstom, General Electric reverra certainement son offre sur le groupe français à la baisse. Par ailleurs, Areva a déjà étudié une alliance avec Alstom dans l’éolien offshore avant d’y renoncer, rappelle Les Echos. Les technologies des deux groupes seraient incompatibles.

Vers 15h50, Areva gagne 1,3% et Alstom 0,3% sur un marché en baisse de 0,8%.