Merrill Lynch : une probabilité de 60% que la Grèce et ses créanciers tombent sur un accord
(Easybourse.com) Pour les experts de Bank of America Merrill Lynch, la probabilité que la Grèce trouve un accord avec ses créanciers privés est élevée, d'environ 60%. Cet accord ne devrait pas clore le dossier grec pour autant.
«Nous pensons qu’il y a une probabilité de 60% pour que la Grèce et ses créanciers tombent sur un accord» déclare Laurence Boone, économiste en chef de la région Europe au sein de BofA Merrill Lynch.La raison principale de cette forte probabilité réside dans le fait que la zone euro n’est pas prête à faire face à un défaut désordonné de la Grèce. «Un tel défaut supposerait un défaut du système bancaire grec qui aurait forcément des répercussions sur l’ensemble du secteur bancaire de la zone euro. Or si le risque de liquidité des banques européennes a été en partie contenu par la BCE grâce à ses opérations de refinancement à long terme, pour autant le risque de capital demeure ».
De plus l’Italie et l’Espagne s’inscrivent encore dans une situation très fragile.
La question du défaut de la Grèce ne peut donc pas se poser en l’état actuel des choses.
Pour Laurence Boone, l’accord sur la participation des créanciers privés qui devrait porter sur une décote de la dette de 65% ne signera pas pour autant la fin de l’histoire grecque. «Une participation de 90% des créanciers privés sera difficile à atteindre. Nous devrions plutôt avoir une participation de 70%. Il y aura donc un fossé dans le financement de la Grèce décidé au mois d’octobre».
Dans ces conditions de nouvelles négociations entre Athènes, les membres de la Troïka (BCE, Commission européenne et FMI) et les banques sont à prévoir.
Des versements importants devraient se faire au cours des premiers trimestres pour éviter tout écroulement du pays. Néanmoins ces versements se feront au compte goutte pour maintenir suffisamment de pression sur la péninsule hellénique afin de l’amener à mettre en œuvre les réformes nécessaires.
Une volatilité élevée devrait continuer à caractériser les marchés financiers en conséquence.
I.H.
Publié le 24 Janvier 2012





