L'Allemagne réaffirme son opposition à la participation de la BCE à la restructuration de la Grèce
(Easybourse.com) Selon le Wall Street Journal, le ministre allemand de l'économie, Philipp Rösler a réaffirmé jeudi l'opposition de l'Allemagne à ce que la BCE contribue directement à la restructuration de la dette grecque.
Les négociations entre la Grèce et ses créanciers privés pour restructurer plus de 200 milliards d’euros n’ont toujours pas touché à leur fin. Mais déjà, d’aucuns estiment que l’accord qui devrait aboutir incessamment sous peu ne suffira pas à la péninsule hellénique pour lui permettre de redresser ses finances publiques.C’est notamment le cas du FMI qui a récemment demandé à la BCE d’accepter de mettre la main à la poche en restructurant les 40 milliards de titres grecs qu’elle détient.
C'est aussi le cas du ministre grec des finances Evangelos Venizelos qui a ajouté jeudi que la Grèce ne serait pas en mesure d’atteindre l’objectif de réduction de la dette à 120% du PIB en 2020 si la BCE refusait de procéder à une restructuration des titres grecs qu’elle a dans son bilan. «La BCE doit participer à la décote » a-t-il déclaré.
Tel n’est pas l’avis de Philipp Rösler. Celui-ci persiste et signe.
«Une participation directe de la BCE à la restructuration de la dette grecque n’est clairement pas une solution pour nous », a indiqué M Rösler.
«Les discussions actuelles intéressent en premier lieu l’implication du secteur privé. Les Etats européens et leurs contribuables ont déjà massivement contribué au processus de la restructuration de la Grèce à travers les aides financières qui ont été accordées».
Pour le ministre de l'économie, la Grèce sera en mesure de sortir de la crise dans laquelle elle s’inscrit et de rester dans la zone euro à la condition qu'Athènes assume ses responsabilités.
En cela le gouvernement dirigé par Lucas Papadémos doit mettre en œuvre l’ensemble des réformes budgétaires adoptées en contrepartie des différents prêts qui lui ont été accordés.
"Faire baisser la pression sur la Grèce dans l’exécution de ces réformes serait un très mauvais signal qui serait envoyé".
Pour M Rösler. une mise sous tutelle de la Grèce, comme évoqué dernièrement par Angela Merkel ne serait pas la bonne voie à emprunter. «Le budget de la Grèce doit rester sous la responsabilité du parlement grec même s’il est complètement légitime d’accompagner l’aide financière accordée à la Grèce d’un processus de contrôle clair et strict ».
I.H.
Publié le 03 Février 2012
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