La Grèce, face à une impasse
(Easybourse.com) Les négociations de la péninsule hellénique avec les créanciers privés ne sont toujours pas closes. En cause, l'incapacité des dirigeants politiques membres de l'actuel gouvernement grec par intérim de parvenir à une convergence pour définir les mesures d'austérité nécessaires au pays afin de parvenir à assainir ses finances publiques.
Un objectif de réduction de la dette à 120% du PIB d’ici 2020 a été imposé à la Grèce en contrepartie de l’aide financière qui lui était apportée.Pour atteindre cette cible, les chefs des trois parties composant le gouvernement intérimaire dirigé par Lucas Papademos se sont entendus dimanche pour faire des économies supplémentaires équivalant à 1,5% du PIB en 2012, soit environ 4 milliards d'euros.
Une réforme sur la retraite semble avoir été actée.
Un désaccord persiste cependant sur les autres mesures à prendre pour parvenir à ces économies.
Deux points en particuliers posent difficultés : la recapitalisation du système bancaire et la réduction du salaire minimum dans le pays.
Les conservateurs s’opposent à toute baisse de salaire minimum dans le secteur privé, les socialistes ne veulent pas perdre la souveraineté de la Grèce sur la réforme de son système bancaire.
Des rencontres ont été organisées ce matin pour tenter d’aboutir à la définition de ces mesures. Un ultimatum a été fixé à midi par le premier ministre Papademos pour trouver un arrangement.
Antonis Samaras, à la tête du second plus grand parti du pays, a déjà indiqué qu’il s’opposerait à certaines points explicitement demandés par les membres de la Troika (BCE, Commission européene et FMI). « Il nous est demandé de prendre des mesures qui amènerait le pays à une plus grande récession, ce qu’il ne peut pas supporter. Je compte bien me battre pour éviter cela ».
Un consensus entre les différents partis grecs au pouvoir est nécessaire pour parvenir à finaliser l’accord entre la Grèce et ses créanciers privés. Selon les dernières informations qui circulent la décote devrait être de 70% et le rendement des nouvelles obligations à 30 ans devrait situer à 3,6%.
Cet accord conditionne lui-même le déblocage du prêt de 130 milliards d’euros consenti à la fin de l’année dernière dont le premier versement devrait permettre au pays d’honorer le remboursement de ses titres arrivant à échéance le 20 mars prochain de 14,5 milliards d’euros. En attendant, il y a toujours techniquement un risque de voir la Grèce faire défaut.
I.H.
Publié le 06 Février 2012
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