La Grèce pourrait s'exclure elle même de la zone euro
(Easybourse.com) Selon le ministre des finances luxembourgeois, Luc Frieden, la Grèce pourrait s'exclure elle même de la zone euro si elle ne remplissait pas complètement les engagements pris en contrepartie de l'aide qui lui a été accordée. Par ailleurs, pour ce dernier un défaut ne serait pas dans l'absolu une catastrophe et pourrait même permettre au pays un nouveau départ.
Pour le ministre des finances luxembourgeois, Luc Frieden, le défaut de la Grèce et son exclusion de la zone euro deviennent des options de plus en plus plausibles.Pour M Frieden, la Grèce pourrait s’exclure elle-même de la zone dans le cas où elle n’honorerait pas les engagements pris en contrepartie de l’aide financière de 130 milliards d’euros qui a lui a été accordée. «Si les autorités politiques grecques ne parviennent pas à appliquer toutes les conditions posées, alors ils excluraient eux même le pays de la zone euro ».
Par ailleurs, M Frieden est d’avis qu’un défaut de la Grèce n’aurait pas en soi des répercussions aussi néfastes que certains économistes peuvent le prétendre (forte récession en Europe et crise financière globalisée).
Ce défaut pourrait même constituer une aubaine et permettre au pays un nouveau départ. « Un défaut pourrait aider la Grèce à avoir une économie qui lui permette de créer des emplois ».
Une des vives critiques adressées à l’égard du plan d’aide est qu’il force la Grèce à faire des coupes budgétaires d’une telle ampleur et d’une telle rapidité qu'une croissance suffisante ne serait pas possible pour rembourser les échéances à venir.
Selon l’agence des statistiques grecque, le PIB du pays a chuté de 7% en glissement annuel à la fin du quatrième trimestre 2011. Selon certains experts, les réductions des salaires et des pensions de retraite qui sont envisagées pourraient conduire une contraction de l’économie grecque de 6% supplémentaire en 2012.
Pour l’heure, le ministre luxembourgeois affirme cependant que l’option qu’il privilégie réside dans le maintien de la Grèce dans la zone et dans le respect par celle-ci des exigences qui lui ont été imposées par les membres de la Troika (Commission européenne, FMI, et BCE).
S’agissant de ces exigences, Luc Frieden espère vivement une révision à la baisse de l’objectif de réduction de la dette assigné par le FMI. «Il n’est pas encore clair si les mesures décidées seront suffisantes pour permettre à la Grèce d’atteindre l’objectif du FMI ou si il manquera des fonds pour atteindre une telle cible».
Dans le cas où les mesures ne seraient pas suffisantes, M Frieden appelle l’organisation internationale à revoir sa copie dans le sens d’une plus grande clémence.
I.H.
Publié le 14 Février 2012
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