La première puissance européenne a recensé davantage de chômeurs le mois dernier. Cette hausse, supérieure à la moyenne des anticipations des analystes qui tablait sur 10 000 chômeurs additionnels, met fin à près de 5 mois de baisse consécutifs. La dernière remontée du taux de chômage date de novembre 2011, et avant cela, de février 2010.

Le taux de chômage atteint à présent 6,8%, contre 6,7% fin mars.

Cette nouvelle donne ne constitue pas une réelle surprise pour les opérateurs sur les marchés.
Le ralentissement économique qui a gagné depuis quelques mois l’outre-Rhin a finalement eu des effets sur le marché du travail. L’affaiblissement des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier n’a pas incité à l’embauche. Le dépôt de bilan de la société Schlecker a également joué un rôle.

La tendance pourrait bien se poursuivre compte tenues des politiques budgétaires très austères menées dans une grande majorité des pays européens. Encore aujourd’hui, l’indice PMI manufacturier en Allemagne ressortait plus bas que prévu.

La hausse du chômage n’est pas de bon augure pour l’évolution de la croissance dans le pays d'Angela Merkel. En 14 mois, la hausse des salaires n'a été que de 3%. La consommation devrait s’en trouvée négativement impactée.