Peugeot-Citroën: l'affaire de la fausse fermeture d'usine n'est pas close
(Easybourse.com) Après avoir précisé qu'aucune fermeture d'usines n'était d'actualité, le PDG de Peugeot-Citroën a en réalité interpelé les responsables politiques et l'opinion publique sur la problématique du coût du travail en France. Un sujet épineux pour les constructeurs automobiles français car hautement politique...
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Il existe d’autres enjeux en France qui peuvent être intéressants en termes de création de valeur notamment tout ce qui concerne les nouvelles motorisations 
Pour les constructeurs automobiles français, l’annonce d’une fermeture d’usine dans l’hexagone est à prendre avec beaucoup de pincettes. Les conséquences peuvent être extrêmement lourdes tant sur le plan social que sur le plan politique, mais surtout en termes d’image de marque. A un an des élections présidentielles, la classe politique ne s’y est pas trompée, et les réactions ont fusé de tous bords, rappelant les subventions et les prêts déboursés par le contribuable en faveur du secteur. Une vaste hypocrisie pour les constructeurs et les professionnels de l’automobile. Pis ! Cette attitude ralentit les restructurations de nos entreprises et leurs font perdre en compétitivité.
Faut-il s'inspirer de la méthode Marchionne?
Pour Frédéric Bonneau, analyste automobile au Crédit Agricole, «il existe d’autres enjeux en France qui peuvent être intéressants en termes de création de valeur notamment tout ce qui concerne les nouvelles motorisations. Mais pour cela, les groupes français ont besoin d’avoir les coudées franches pour investir ». Autrement dit, ce qui parait être un démantèlement de l’industrie automobile française peut aussi être analysée comme une évolution sur des activités à plus forte valeur ajoutée. Seule différence, et de taille, c’est que ces activités sont moins gourmandes en main d’œuvre. L’épisode du face à face PSA/syndicat a été interprété par de nombreuses personnalités du secteur comme un sondage grandeur nature de l’opinion publique sur le sujet. Faudra-t-il en arriver aux méthodes de Sergio Marchionne, le patron de Fiat, qui a choisi l’épreuve de force? Pas sûr qu’ils bénéficient du même silence complaisant du gouvernement de Silvio Berlusconi.
Nabil Bourassi
Publié le 16 Juin 2011







