Société Générale en berne dans un contexte pesant

Publié le 15 Septembre 2026

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(Zonebourse.com) - A quelques jours d'une journée investisseurs très attendue, Société Générale recule de 1% à 72,7 EUR, dans un contexte pénalisant pour le secteur bancaire dans son ensemble et dans le sillage de propos négatifs de dirigeants de deux grands établissements financiers américains concernant leurs activités.

Un secteur sous la pression des rendements obligataires...Société Générale recule ce mardi dans un contexte de désamour pour son secteur dans son ensemble à l'échelle européenne, comme le montrent les baisses de 1,4% pour BNP Paribas à Paris, de 3,4% pour Deutsche Bank à Francfort ou encore de 2,2% pour UniCredit à Milan.Les valeurs bancaires européennes pâtissent d'un contexte général marqué notamment par les tensions sur les rendements obligataires, avec des taux de référence à 10 ans atteignant actuellement 3,56% pour l'Allemagne, 4,53% pour la France et 5,58% pour le Royaume-Uni.

"Le rendement du Bund à 10 ans ( 1,2 point de base) a atteint un sommet post-2009 de 3,51%, le rendement de l'OAT à 10 ans ( 2 points de base) a atteint un sommet post-2008 de 4,47%, et ici, au Royaume-Uni, le rendement des gilts à 10 ans ( 2,4 points de base) a atteint un sommet post-2007 de 5,37%", soulignait ce matin Deutsche Bank dans son résumé de la séance de lundi....et de propos de grandes banques américainesBank of America a abandonné 5,1% lundi, dans le sillage de propos de son PDG, Brian Moynihan, qui a déclaré s'attendre à une chute d'au moins 10% de ses commissions de banque d'investissement au 3e trimestre, ainsi qu'à une stagnation des revenus des activités de vente et de trading, lors de la conférence Barclays sur les services financiers mondiaux.

S'il a réaffirmé sa confiance dans les fondamentaux de l'économie américaine, pointant la solidité des dépenses des consommateurs et de la qualité du crédit, Brian Moynihan a notamment prévenu qu'une hausse des taux d'intérêt pourrait ralentir une partie de la demande de financement.Pour rappel, les chiffres de l'inflation américaine dévoilés ce vendredi, avec un taux annuel de 3,4% en août et de 2,4% en données sous-jacentes, sont venus conforter la perspective d'une hausse de taux de 25 points de base de la part du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) cette semaine.Par ailleurs, Citigroup a indiqué prévoir, par la voix de son directeur financier, une croissance de ses revenus liés aux activités de marché de l'ordre de 5% au titre du 3e trimestre par rapport à la même période de l'année précédente.

Société Générale attendue au tournant pour sa journée investisseursCe contexte lourd pèse sur l'action Société Générale, alors que la banque française est attendue au tournant pour sa journée investisseurs (CMD) du 21 septembre, à l'occasion de laquelle elle devrait présenter ses objectifs à l'horizon 2029, et notamment celui de RoTE (rendement des fonds propres tangibles)."Après avoir atteint, voire dépassé, les objectifs du précédent plan, un nouvel objectif de RoTE proche ou légèrement supérieur à 13% nous semble réaliste, mais il faudrait aller au-delà pour générer un re-rating du titre dans le contexte actuel de défiance vis-à-vis de la France", jugeait la semaine dernière Oddo BHF.Prévoyant un coefficient d'exploitation de 54,7% en 2029, contre 59,6% en 2026, le bureau d'études table sur un objectif de RoTE de 13,2% en 2029, contre un consensus de 12,9%, et estime qu'un objectif supérieur à 13,5% "constituerait une bonne nouvelle".

Plus optimiste, Jefferies indiquait tabler, lui aussi la semaine dernière, sur un RoTE de 14,6% pour 2029, "stimulé par une croissance modeste de 3,6% des revenus, une discipline continue des coûts (ratio coût/revenu de 53%) et une allocation de capital stable".Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

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