Nouveau trou d'air pour Kering après une conférence de fin de trimestre frileuse

Publié le 02 Octobre 2026

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(Zonebourse.com) - Kering accuse la deuxième plus forte baisse de l'indice CAC 40 vendredi à la Bourse de Paris au lendemain de la tenue d'une conférence téléphonique de fin de trimestre ("pre-close call") ayant conduit de nombreux analystes à revoir à la baisse leur objectif de cours sur le groupe de luxe.

Vers 12h30, le titre abandonne 2,7% à moins de 211,5 euros dans un CAC qui signe un rebond technique de 0,3%, portant ainsi à 29,4% ses pertes depuis le début de l'année.Lors du rendez-vous organisé hier soir afin de cadrer les anticipations des bureaux d'études avant la publication de son chiffre d'affaires de 3e trimestre, prévue le jeudi 22 octobre, Kering a confirmé - comme s'en doutaient bon nombre d'observateurs - que la fin de l'été avait été compliquée pour le secteur du luxe.

Suite à ces déclarations, certains analystes ont réduit leur cible sur le titre, parfois de façon assez nette comme Citi qui a ramené la sienne de 282 à 243 euros."Le ton de la réunion s'est avéré plus prudent que celui de la présentation des résultats semestriels, ce qui témoigne d'un accès de faiblesse commun à l'ensemble du secteur pendant l'été et d'une reprise plus graduelle que prévu", commente la banque américaine, qui maintient son opinion neutre sur l'action.Les analystes de Citi expliquent néanmoins s'attendre à une révision à la baisse des prévisions établies par le consensus, un constat confirmé par les réactions de plusieurs de leurs confrères.

Des estimations appelées à être revues à la baisseSelon James Grzinic, spécialiste du luxe chez Jefferies, la réunion a été marquée par un discours en phase avec la concurrence : la Chine va toujours mal, tandis que la dynamique aux Etats-Unis, au Japon et en Corée ralentit et que l'Europe n'est pas bien en forme."Il n'y a pas eu de discussion sur l'ampleur du changement de tendance observé en septembre par rapport à juillet/août... Cependant, il a été clairement confirmé que les conditions macroéconomiques se sont détériorées depuis fin juillet, période durant laquelle les ventes comparables du groupe restaient globalement stables", ajoute Grzinic.S'il reste à conserver, le broker américain sabre son objectif de 260 à 220 euros.

Même sentiment chez Barclays, qui déclare s'attendre à un 3e trimestre plus faible qu'initialement escompté. Les ventes de Gucci sont désormais attendues en baisse de 6% sur la période, et non plus de 3,5%. Quant à la décroissance organique au niveau du groupe, elle devrait ressortir à -1,5%, selon ses estimations.L'établissement britannique, qui affiche un conseil pondérer en ligne sur Kering, abaisse en conséquence son objectif de 310 à 300 euros.Du côté de Bernstein, Luca Solca note que Kering a fait état d'une détérioration de l'environnement macroéconomique et a indiqué vouloir se concentrer sur les éléments qu'il est en mesure de contrôler."Aucune modification explicite n'a, pour l'instant, été apportée aux prévisions pour l'ensemble de l'exercice, mais il ressort clairement que la dynamique des marques au 3e trimestre 2026 va ralentir", souligne l'analyste, qui reste à performance de marché, avec un objectif inchangé à 270 euros.

L'impact du ton prudent adopté par Kering est cependant atténué par la correction déjà bien entamée sur le titre et sur les valeurs du luxe en général. A la clôture d'hier soir, le titre accusait déjà des pertes de plus de 12% sur le mois écoulé.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

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