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Baisse de régime en Europe
publié le 17/06/2026
(Zonebourse.com) - En toute logique, la hausse des places européennes amorcée en fin de semaine dernière avec les avancées positives sur le conflit au Moyen-Orient commence à s'essouffler. Les grands indices ont ainsi terminer la séance en ordre dispersé ce mercredi.
A Paris, le CAC 40 a terminé sur un léger repli de 0,20%, à 8 430,79 points. Cette baisse met fin à une série de quatre hausses consécutives, une série inédite depuis la fin novembre 2025 qui a permis à l'indice parisien de reprendre 3,50%.Dans les autres pays, en Allemagne, le DAX 40 a fini sur un léger gain de 0,08%, et le FTSE 100 à Londres a réussi à grappiller 0,11%.
Cette séance a servi aux indices à procéder à une consolidation horizontale après leur récente hausse liée à l'accord-cadre trouvé entre l'Iran et les Etats-Unis, qui doit encore être signé vendredi à Lucerne, en Suisse.La prudence des places financières a également été renforcée par l'attente de la première conférence de presse post décision de politique monétaire du nouveau président de la Réserve fédérale.
S'il ne fait aucun doute sur le fait que la Fed ne touchera pas à ses taux ce soir, il y a toutefois quelques inquiétudes quant à l'attitude de Kevin Warsh. Lors de son audition au Sénat il y a deux mois, le remplaçant de Jerome Powell avait appelé à "un changement de régime". Il pourrait notamment supprimer les "dot plot". Il s'agit d'un tableau trimestriel très surveillé où chaque membre du FOMC (Federal Open Market Committee) place un point là où il pense que les taux devraient se situer à la fin de chaque année civile si l'économie évolue comme prévu.
Pour les investisseurs c'est un signe de prévisibilité qui pourrait disparaître.Du côté de la macro-économie et des matières premièresCe matin, les investisseurs ont pris connaissance des données sur l'inflation de la zone euro. Au mois de mai, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,1%, comme prévu, portant la hausse en rythme annuel à 3,2%, un nombre là aussi conforme aux prévisions.Aux Etats-Unis, les ventes au détail ont été particulièrement solides avec une progression de 0,9% le mois dernier, loin des attentes qui étaient à 0,5%. Il s'agit d'un signal positif pour l'économie américaine qui dépend fortement de la consommation intérieure.
Enfin, toujours au pays de l'Oncle Sam, les promesses de ventes de logements ont surpris à la hausse. Au mois de mai, elles ont fortement augmenté de 3,8%, loin de la prévision des analystes qui était de seulement 0,8%. Les données du mois d'avril ont toutefois été révisées à la baisse de 1,4 à 0,3%.Sur le marché des devises, l'euro recule face au billet vert (-0,14%) et se négocie contre 1,1593 dollar.Et en ce qui concerne les matières premières, au moment de la clôture en Europe, les prix du baril de pétrole étaient en légère hausse après avoir chuté au cours des derniers jours pour revenir sur leurs niveaux du début du mois de mars. A New York, le WTI avance de 0,54%, à 76,98 USD, et à Londres, le Brent de la mer du Nord gagne 0,41%, à 79,70 USD.
Dans l'actualité des valeursEn France, Legrand et Schneider Electric ont soutenu le CAC 40 avec des gains de 4,54 et 2,09%, et les banques n'ont pas été en reste à l'image de Crédit Agricole et Société Générale qui ont progressé de 1,60 et 0,86%.En revanche, Orange a signé l'un des plus forts replis de l'indice parisien et abandonne ce soir 3,26%. Les analystes de Barclays ont repris le suivi de la valeur avec une recommandation "pondérer en ligne" et une cible de cours de 17 euros, en raison d'un potentiel haussier qu'ils jugent limité.En repli également, EssilorLuxottica a perdu 4,79%, le groupe a pourtant annoncé mardi soir un accord de développement conjoint à long terme avec la société américaine Applied Materials, visant à accélérer la commercialisation des futures générations de systèmes optiques intelligents pour la réalité augmentée et les lunettes intelligentes avec IA intégrée.
Medincell a signé la deuxième plus forte baisse du SBF 120 avec une chute de 12,06% après la publication de résultats annuels en repli.Ailleurs en Europe, BMW (-7,97%) a subi de lourds mais logiques dégagements après un nouvel avertissement sur résultats liés à la dégradation du marché chinois et à l'impact du conflit au Moyen-Orient. Le groupe vise désormais une marge d'Ebit annuelle pour le segment automobile comprise entre 1 et 3%, contre de 4 à 6% précédemment. Les autres acteurs du secteur ont été des victimes collatérales, avec des craintes que des "profit warning" soient annoncés chez eux. Mercedes-Benz Group a perdu 4,33%, Volkswagen -3,16%, et Stellantis et Renault se sont respectivement repliés de 3,21 et 2,12%.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.