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Repli des semi-conducteurs, les Bourses européennes vacillent
publié le 23/06/2026
(Zonebourse.com) - Les principales places boursières européennes débutent la séance en rouge ce mardi, Paris et Londres cédant 1% tandis que Francfort s'enfonce davantage et abandonne 1,5%. Le secteur des semi-conducteurs et celui de l'auto sont particulièrement attaqués.
La prudence domine sur les marchés européens ce matin, alors que les incertitudes sont toujours nombreuses autour du contenu des négociations qui se sont tenues en Suisse entre Washington et Téhéran.Marco Rubio, secrétaire d'État de l'administration Donald Trump, est attendu au Moyen-Orient dans le but de discuter "d'un ensemble de priorités régionales, notamment le mémorandum d'entente avec l'Iran, les efforts visant à garantir une navigation complète, libre et sûre dans le détroit d'Ormuz, ainsi que l'importance de la paix et de la stabilité dans la région".
"Si nous n'étions pas allés en Suisse, davantage de sang de musulmans et de chiites du Liban aurait été versé à chaque instant", a assuré sur X Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du parlement iranien.Dans le cadre de ces pourparlers, les Etats-Unis ont temporairement suspendu une grande partie des sanctions pétrolières contre l'Iran jusqu'au 21 août 2026, autorisant les ventes de pétrole iranien et les paiements en dollars. Cette mesure s'inscrit dans un processus de négociation plus large entre Washington et Téhéran, qui prévoit également le déblocage de 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens.
Cette mesure, combinée aux espoirs d'un apaisement durable autour du détroit d'Ormuz, permet à la détente des cours du pétrole de se poursuivre : ce matin, le Brent recule de 1,5%, à 76,7 USD le baril, tandis que le WTI abandonne 1,7%, à 72,8 USD.Les marchés grincent des dents Malgré cette détente sur le marché pétrolier, les marchés européens sont en baisse : le CAC 40 est notamment plombé par le repli de STMicroelectronics (-7%), qui s'enfonce comme le reste des acteurs européens du secteur des semi-conducteurs. Ainsi, Soitec lâche 9%, derrière Infineon (-5,5%) et ASML (-5%)."Les investisseurs restent massivement exposés au thème de l'IA (technologie, semi-conducteurs, infrastructures), mais la confiance commence à s'éroder en raison de valorisations élevées et d'un positionnement devenu très consensuel", analyse-t-on ce matin chez UBS.
Selon la banque suisse, "les hedge funds commencent à réduire leur exposition aux valeurs IA les plus prisées et cherchent de nouveaux relais de performance, notamment dans les secteurs cycliques américains (industrie, finance) et dans la santé".A Paris, le secteur auto est aussi en marche arrière avec -4,8% pour Renault et -4,3% pour Stellantis. Selon l'ACEA (Association des constructeurs européens d'automobiles) les ventes des deux constructeurs ont reculé au mois de mai, dans un marché européen pourtant en croissance.A noter que Volkswagen recule aussi de 2,6% à Francfort après des chiffres de ventes en baisse de 3,6% entre mai 2025 et mai 2026. Par ailleurs, même la hausse des ventes de Mercedes et BMW sur la période ne suffit pas à convaincre les investisseurs : les titres des deux groupes allemands reculent de près de 1% chacun, témoignant d'une certaine défiance des marchés pour le secteur auto.
Dans le reste de l'actualité, Heineken gagne 2,8% après la nomination de Rafael Oliveira, ancien directeur général de JDE Peet's, au poste de PDG, les investisseurs accueillant favorablement l'arrivée d'un dirigeant extérieur chargé de relancer la dynamique commerciale du groupe.En revanche, Signify recule de 15% après avoir présenté des objectifs à moyen terme jugés peu ambitieux : une croissance comparable des ventes de 0 à 1% et une marge d'EBITA ajustée d'environ 10% à l'horizon 2029. Le groupe a par ailleurs confirmé la suspension définitive de son programme de rachat d'actions, privant le titre d'un soutien technique apprécié du marché.Wall Street est aussi attendue en forte baisse à l'ouverture avec -2,7% sur le Nasdaq-100 et -1,5% pour le S&P500.Une série de statistiques à digérer Sur le front des statistiques, l'indice du climat des affaires dans l'industrie manufacturière française a reculé de 102 à 100 points en juin, là où les analystes tablaient sur un repli à 101.
L'Insee, qui calcule cette statistique, indique que cette baisse s'explique principalement par le fort repli de la production passée. Les perspectives personnelles de production poursuivent leur baisse entamée en février 2026.Par ailleurs, toujours dans l'Hexagone, les données préliminaires de S&P Global indiquent que l'indice PMI des services a progressé plus qu'attendu en passant de 44,3 à 47,4 points en juin, un plus haut de 3 mois, contre des attentes à 45,9 points. Ces données reflètent un ralentissement de la contraction de l'activité.De son côté, l'indice PMI manufacturier a également fait mieux que prévu en passant de 49,7 à 50,7 points, là où les analystes misaient sur 50,2. En dépassant le seuil des 50 points, il renoue avec la croissance et s'affiche même sur un niveau inédit depuis 2 mois.En Allemagne, en juin, selon des données préliminaires, la détérioration de l'activité manufacturière s'est accélérée en passant de 50,1 à 50 points, un plus bas de 5 mois. Les analystes visaient 50,3 points.
Enfin, en zone euro, l'indice des directeurs d'achat (PMI) composite est ressorti à 49,5 points en juin, contre 49 attendus, après un précédent de 48,5. Dans le détail, le PMI dans les services est passé de 47,7 à 48,9. Il était anticipé à 48,6. Le PMI dans le secteur manufacturier est passé de 51,6 à 51,3. Il était attendu à 51,6.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.