Ouverture
L'Europe dans le rouge, plombée par le coup de frein de la tech et d'Apple
publié le 26/06/2026
(Zonebourse.com) - Plus de 90 minutes après l'ouverture de la séance ce vendredi, les Bourses européennes se replient face aux doutes grandissants sur le secteur technologique. Elles restent toujours attentives aux négociations en cours entre les Etats-Unis et l'Iran qui doivent aboutir à un accord de paix.
Après deux séances de suite dans le vert, le CAC 40 perd 0,38% à 8 399,31 points. L'Euro Stoxx 50 cède 0,55% à 6 233 points. Londres, Francfort et Amsterdam reculent respectivement de 0,41%, 0,81% et 0,63%.Ce repli des marchés européens s'explique principalement par la prudence globale après la nette chute d'Apple (-6%) et les hausses de prix de Microsoft liées à l'envolée du coût des puces.
Par conséquent, les investisseurs s'interrogent sur la rentabilité future des investissements massifs dans l'IA. Précisément, la célèbre marque américaine à la pomme a augmenté les prix de plusieurs de ses produits. Selon des propos rapportés par Bloomberg - qui font écho aux récentes déclarations de son PDG Tim Cook dans le Wall Street Journal -, Apple est confrontée à une flambée inédite et ultra-rapide du coût de ses composants.
Bien que la firme américaine confirme avoir longtemps temporisé pour épargner le portefeuille de ses utilisateurs, elle concède avoir atteint un seuil critique qui le force maintenant à réviser à la hausse ses prix.Quant à la multinationale informatique Microsoft, elle a annoncé une hausse du prix des consoles Xbox de 100 à 150 dollars selon le modèle, à partir du 1er août.Au chapitre géopolitique, à Bahreïn, dans le cadre de sa tournée dans les pays du Golfe, devant ses pairs du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré hier que "Même si nous voulons un accord, nous ne voulons pas d'un accord à n'importe quel prix.
Il cherche à rassurer les alliés du Golfe, après que Washington et Teheran ont entamé la semaine dernière des discussions en Suisse en vue de mettre un terme à leur conflit, suite à la signature le 17 juin d'un protocole d'accord.Par ailleurs, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a prévenu lors d'une conférence de presse au Japon qu'un système de vérification 'très poussé' est nécessaire en Iran après le récent conflit : "Je pense que l'objectif de cet accord (récent entre les États-Unis et l'Iran) est de garantir qu'il n'y ait pas de développement d'armes nucléaires en Iran. Le gouvernement iranien a déclaré très clairement que ce n'est pas son intention".
De son côté, l'Organisation maritime internationale (OMI) a suspendu hier le plan d'évacuation du détroit d'Ormuz, qui doit permettre de faire sortir quelque 11.000 marins bloqués dans le Golfe. Cette décision a été prise après une attaque visant un navire qui avait emprunté ce passage stratégique en dehors du "cadre du dispositif".D'après les médias américains citant un responsable, cette attaque, venue d'un projectile d'origine inconnue selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, est due aux forces armées iraniennes.Dans ce contexte, les cours du pétrole repartent à la baisse. Le WTI perd 2,15% à 69,97 dollars. Le Brent cède 2,19% à 73,20 USD.A ce sujet, Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM, estime que "le prix du pétrole a continué de refluer de manière rapide, avec la normalisation très graduelle de la circulation par le détroit d'Ormuz.
Il est difficile de ne pas envisager des accrocs, mais le scénario le plus probable est bien celui d'un retour à une situation proche de celle pré-guerre en termes de trafic maritime. Nous anticipons que le prix du pétrole pourrait s'avérer plus faible que ce que nous anticipions. Le prix du baril (Brent) pourrait se stabiliser en dessous de 80 USD assez vite. Nous estimons qu'à la fin de l'année il pourrait se stabiliser à 75 USD car le marché du pétrole devrait retrouver la situation d'excès de production qui prévalait avant la guerre".Pour l'analyste, "cette projection comporte deux risques haussiers. Premièrement, évidemment, une nouvelle escalade des tensions dans la région. Deuxièmement, la demande pourrait s'avérer plus dynamique avec une accélération de l'activité et les besoins de renflouer les stocks stratégiques".Zalando chuteDans l'actualité des sociétés cotées, concernant TotalEnergies, le tribunal judiciaire de Paris a rejeté aujourd'hui les demandes de la municipalité parisienne et de plusieurs associations.
Ces dernières réclamaient l'interdiction de nouveaux projets pétrogaziers ainsi qu'une baisse de la production d'hydrocarbures de la multinationale de l'énergie, une décision dont TotalEnergies s'est félicitée.En outre, le géant pétrolier français prend acte de la demande du tribunal d'inclure également les émissions de ses clients (Scope 3) dans son plan de vigilance et de le mettre à jour en conséquence. Ainsi, la compagnie ambitionne de mettre sur le marché un mix énergétique présentant une intensité carbone de plus en plus faible d'année en année. Son objectif est aussi de réduire l'intensité carbone des produits énergétiques vendus de 25% en 2030 par rapport à 2015 après avoir atteint une réduction de 18% à fin 2025.Zalando (-4,83%) affiche la plus forte baisse du Dax ce vendredi. Le titre dévisse après que La BaFin, l'autorité allemande des marchés financiers, a annoncé ce jour mener un audit sur les comptes du numéro un européen de la vente d'habillement sur Internet. Elle soupçonne le groupe d'avoir enfreint les règles comptables en vigueur.
Ce contrôle, qui porte sur les résultats de l'exercice 2025, vise à obtenir des éléments relatifs à une transaction liée à l'acquisition d'About You, qui pourraient avoir été omis par erreur dans les documents annexes présentés au moment de la publication annuelle, explique le régulateur dans un bref communiqué.De plus, le spécialiste des transmissions militaires Renk ( 4,40%) a décroché un contrat à prix ferme qui pourrait soutenir son carnet de commandes jusqu'en 2030. Jefferies rapporte ce matin qu'il s'agit d'un contrat de 691 MUSD auprès de l'armée américaine, via sa filiale RENK America. Ce contrat porte sur la fourniture de transmissions hydromécaniques neuves, reconditionnées et modernisées, ainsi que d'équipements associés. Vers 10h30, l'euro gagne 0,18% à 1,1395 USD.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.