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L'Europe sans direction claire
publié le 19/08/2026
(Zonebourse.com) - Les grands indices européens ont fait preuve de prudence tout au long de la séance. Les rendements obligataires se sont légèrement détendus, malgré l'absence d'actualités positives en provenance du Moyen-Orient.Sur le Vieux-Continent, le DAX 40 à Francfort a grappillé 0,01%, et le FTSE 100 à Londres s'est apprécié de 0,18%.
Le CAC 40 a fini sur une très légère baisse de 0,09%, à 8 501,91 points, enchaînant ainsi une septième baisse consécutive. Sur les six dernières séances, l'indice s'est affaissé de 2,48%.Aux Etats-Unis, c'est également la prudence qui domine au lendemain de baisses pour les place new-yorkaises, notamment le Nasdaq 100 qui s'était affaissé la veille de 1,68%.
Vers 17h30, le Dow Jones avance de 0,30%, le S&P 500 0,38% et le Nasdaq 100 recule de 0,08%.La prudence des investisseurs s'explique partiellement par l'approche des "Minutes" de la Fed, ce soir à 20h, heure française. Dans ce compte-rendu du dernier comité de politique monétaire de la Fed, les investisseurs chercheront à déceler des indices sur trajectoire des taux d'intérêts au cours des prochains mois.
Les intervenants tenteront d'évaluer le nombre de membres prêts à voter pour une hausse des taux, en plus des trois déjà déclarés. Toutefois, la probabilité d'une hausse des taux a nettement diminué après la présentation de données rassurantes sur l'inflation américaine la semaine dernière.Devises, statistiques et Moyen-Orient...Sur le marché des devises, l'euro remonte face au billet vert ( 0,75%) et se négocie contre 1,1665 dollar, au plus haut depuis la mi-juin.
La hausse de la monnaie unique, ou la baisse du dollar, s'explique à la fois par la probabilité de voir la Fed observé un statu quo en septembre, mais aussi par une diminution de l'écart entre les obligations américaine et européennes qui réduit l'attractivité du billet vert.Sur le marché obligataire, le rendement des principales obligations d'Etat à 10 ans a légèrement diminué, que ce soit pour la France, l'Allemagne ou les Etats-Unis, après une hausse qui a inquiété les marchés ces derniers jours.
Aux Etats-Unis, la baisse des rendements est due à des annonces du département des Finances qui a indiqué qu'il allait au moins doubler ses achats de dette à longue échéance.Dans la matinée, les opérateurs ont pris connaissance de l'indice des prix à la consommation dans la zone euro qui a progressé de 0,2% en juillet, portant la hausse en rythme annuel à 2,9%, une donnée conforme aux prévisions des analystes.Demain, au programme il y aura les traditionnelles nouvelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage et, toujours outre-Atlantique, l'indice de la Fed de Philadelphie.
En ce qui concerne le conflit au Moyen-Orient, les Emirats arabes unis ont suspendu tous les échanges commerciaux et financiers avec l'Iran. Ils accusent la République islamique d'avoir ciblé des navires avec deux missiles balistiques, ce qui a été réfuté par Téhéran. De son côté, l'Iran a prévenu les pays du Golfe contre toute assistance à l'armée américaine, ce qui serait considéré comme une aide aux Etats-Unis.Du côté des sociétés...Au sein du CAC 40, Stellantis s'est illustré avec un gain de 5,84%. Le titre profite essentiellement d'achats à bon compte après six replis consécutifs (-10,19% sur la période).
Même chose pour les valeurs du secteur du luxe qui ont été quelque peu délaissées. L'Oréal reprend 1,90, Kering 1,70%, ou encore LVMH qui a terminé sur un gain de 1,84%.A l'inverse, les bancaires ont pesé sur la tendance, pénalisées par la récente hausse des taux obligataires, mais aussi par quelques prises de profits. Société Générale a perdu 3,79%, mais affiche encore un gain de près de 15% depuis le début de l'année. De son côté, Crédit Agricole a cédé 2,59% et gagne encore près de 11% depuis le 1er janvier.Ailleurs en Europe, Geberit a flambé de 7,44% à Zurich, après la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes.
Carlsberg a décroché de 2,11%, le brasseur a pourtant affiné son objectif de croissance organique de son résultat opérationnel qui est désormais attendu en hausse de 4 à 6%, contre de 2 à 6% précédemment.A Londres, Smith & Nephew a trébuché de 3,87%, après l'annonce de la démission de John Rogers, le directeur financier du spécialiste des équipements médicaux.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.