Pré-ouverture
L'Europe en mode pause avant une rentrée qui s'annonce chargée
publié le 31/08/2026
(Zonebourse.com) - Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mais dans de faibles marges lundi à l'ouverture dans le sillage du repli des places asiatiques et du recul de Wall Street en fin de semaine dernière, alors que les préoccupations liées à la politique monétaire américaine restent en toile de fond à l'orée d'une semaine riche en indicateurs économiques et en résultats d'entreprises.
Les contrats à terme signalent un repli de moins de 0,1% pour le CAC 40 parisien à l'ouverture et de l'ordre de 0,2% pour le DAX à Francfort comme pour l'Euro STOXX 50.La semaine s'annonce chargée sur tous les fronts avec des statistiques de premier plan à venir sur l'emploi aux Etats-Unis, sans oublier les résultats de sociétés avec la publication très attendue de Broadcom, prévue mercredi soir.L'emploi US et Broadcom au centre de l'attentionD'après le consensus, le fabricant de semi-conducteurs devrait dévoiler un bénéfice par action de 3,24 dollars au titre de son troisième trimestre fiscal 2026, en hausse de 91% sur un an, soutenu par la très forte demande pour ses processeurs d'intelligence artificielle, pour un chiffre d'affaires vu en progression de 84% à 29,4 milliards de dollars.
Pour son quatrième trimestre, les analystes tablent sur un bénéfice par action de 3,88 dollars, soit une hausse de près de 99%, et sur un chiffre d'affaires en augmentation de 94% à 35 milliards de dollars.Aucun indicateur économique notable ne figure à l'agenda lundi mais la semaine sera également intense sur ce terrain avec la parution dès mardi du rapport JOLTS. A en croire les économistes, ces chiffres devraient faire ressortir autour de 7,27 millions de postes vacants en juillet, contre 7,36 millions le mois précédent.Un chiffre supérieur aux attentes pourrait accentuer la pression sur la Réserve fédérale pour qu'elle envisage un durcissement de sa politique monétaire alors que Kevin Warsh a renforcé vendredi, lors de son discours de Jackson Hole, les craintes de prochaines hausses de taux.
Le marché monétaire évalue désormais à près de 60% la probabilité d'un resserrement à l'issue de la réunion du 16 septembre, contre environ 41% il y a seulement une semaine.Les investisseurs suivront également les chiffres des créations d'emplois, qui devaient être reparties à la hausse en août après le repli enregistré le mois précédent. Le consensus table sur quelque 60 000 nouveaux postes non agricoles sur le mois écoulé, après une contraction de 23 000 en juillet.Le taux de chômage est attendu en légère hausse à 4,2%, contre 4,1% en juillet.En attendant, les investisseurs devraient limiter la prise de risque face à l'inconnue de la situation au Moyen-Orient.Alors que les hostilités étaient restées limitées ces dernières semaines, les Etats-Unis ont annoncé dimanche avoir mené de nouvelles frappes en Iran, une première depuis un mois, ce qui a poussé Téhéran à attaquer des cibles militaires américaines basées en Jordanie en représailles.
Les trois indices de la Bourse de New York avaient fini dans le rouge vendredi au terme d'une semaine marquée par les résultats encourageants de Nvidia, mais aussi la perspective du début de remontée des taux de la Fed suite à l'intervention de Kevin Warsh.Si le Dow Jones a terminé quasi stable, le S&P 500 s'est effrité de 0,2% tandis que le Nasdaq 100 cédait 0,7%.Sur l'ensemble de la semaine, Wall Street parvenait cependant à afficher une performance hebdomadaire positive avec des gains de respectivement 0,6%, 0,5% et 0,9% pour le Dow, le S&P et le Nasdaq.Les contrats à terme indiquent pour le moment une séance en baisse de 0,2% Outre-Atlantique.Saisonnalité défavorable et risque politiqueL'attentisme est d'autant plus grand que le mois de septembre s'avère historiquement propice à une plus grande aversion au risque sur les marchés d'actions américains, un phénomène qui tend à s'accentuer en seconde partie de mandat présidentiel et lorsque le mois d'août s'est traduit par de solides performances.
Selon les données de BofA, l'indice S&P 500 a ainsi terminé le mois de septembre en baisse lors des cinq occurrences où il avait progressé de 4% durant la première quinzaine d'août, ce qui est le cas cette année.Les soubresauts de la cote française jeudi dernier, valeurs bancaires en tête, sont par ailleurs venus rappeler aux intervenants qu'une phase d'incertitude politique s'ouvrait en Europe à moins de sept mois de la tenue de l'élection présidentielle de 2027.Alors que le DAX s'est adjugé plus de 1,6% la semaine passée, atteignant au passage de nouveaux sommets historiques, le CAC a perdu autour de 1%, signe de la prudence des investisseurs.A Tokyo, l'indice Nikkei cédait 0,4% lundi dans le sillage de New York, tandis qu'à la Bourse de Hong Kong, l'indice Hang Seng perdait 0,5%.Dans la foulée des dernières déclarations de Kevin Warsh, les rendements obligataires européens se contentent de suivre leurs équivalents américains à la hausse.Le rendement des Treasuries à dix ans se tend de quasiment 5 points de base à 4,72% et celui des emprunts à 30 ans à plus de 5,20% contre 5,15% vendredi matin.
La perspective d'une hausse des taux directeurs américains permet au dollar de reprendre du terrain même si l'euro parvient, à 1,1590, à se maintenir bien au-dessus de son support majeur de 1,15.L'inquiétude suscitée par le regain de tension dans le Golfe et ses implications concernant l'offre n'épargne pas le marché du pétrole, avec pour conséquence une hausse de plus de 3% du baril Brent de mer du Nord, qui s'apprécie de 3% à près de 90,8 dollars tandis que le brut léger texan WTI rebondit de 2,8% non loin de 85,8 dollars.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.