Pré-ouverture
Les Bourses européennes attendues dans le rouge, le pétrole pèse toujours
publié le 08/09/2026
(Zonebourse.com) - Les principales Bourses européennes devraient entamer la séance de mardi dans le rouge, les investisseurs ne parvenant toujours pas à dépasser les incertitudes actuelles liées à la remontée des taux et aux niveaux élevés des cours du pétrole.
A ce stade de la matinée, les contrats à terme sur indices suggèrent un recul de l'ordre de 0,4% pour le CAC 40 à Paris, de 0,3% pour le DAX à Francfort, de 0,4% pour le FTSE 100 à Londres et d'environ 0,1% pour l'Euro STOXX 50.En l'absence de Wall Street, fermée pour le Labor Day, la journée d'hier avait été marquée par une forme d'attentisme, la vigueur persistante des prix pétroliers et ses implications sur la croissance ayant continué de peser sur l'appétit pour le risque.
Les tensions sur le marché de l'énergie restent vives ce matin et renforcent la méfiance des intervenants, qui craignent toujours des effets "de second tour" susceptibles de raviver les inquiétudes quant à la persistance de l'inflation.Les cours du brut grimpent autour de 2%, le baril de Brent revenant au-delà de 98 dollars, portés par des informations évoquant un ralentissement du trafic dans le détroit d'Ormuz suite à des menaces de représailles de l'Iran face aux récentes frappes américaines.
Téhéran a averti que les infrastructures énergétiques dans le Golfe, y compris les intérêts pétroliers et gaziers américains, étaient vulnérables.Le Brent se rapproche des 100 dollarsSelon plusieurs professionnels, les prix du Brent pourraient vite atteindre le seuil des 100 dollars si les perturbations du transport maritime devaient se prolonger.Les investisseurs gardent, en parallèle, un oeil sur l'autre dossier chaud du moment, celui de la remontée des rendements obligataires, qui atteignent un peu partout dans le monde des sommets inédits depuis plusieurs décennies.
La hausse des coûts d'emprunt soulève de nombreuses questions non seulement quant à leur impact sur les finances des gouvernements, des entreprises et des consommateurs, mais aussi sur d'autres grandes catégories d'actifs, telles que les actions et les devises.Cette conjonction de risques économiques, de menaces géopolitiques et d'incertitudes monétaires est à l'origine d'un cocktail amer qui rend les investisseurs pour le moins nerveux.Les marchés proches d'un point de rupture ?Dans une note publiée hier, les stratèges de Deutsche Bank mettent en garde contre un équilibre qui reste précaire.
"Les marchés obligataires n'intègrent pas encore l'ampleur des pressions inflationnistes à venir et ne prévoient qu'un resserrement monétaire limité", s'inquiète Henry Allen, l'un des stratégistes vedettes de la banque allemande."Dès lors, deux scénarios se dessinent : soit l'inflation recule, soit la pression sur les taux persiste", explique-t-il, tout en redoutant que les pressions qui s'exercent actuellement sur les taux finissent par imposer un ajustement sur les actifs à risque."Un point de rupture est inévitable, sachant que de nombreuses classes d'actifs demeurent vulnérables face à un durcissement plus agressif des politiques des banques centrales", avertit l'analyste.
En attendant la BCE, Wall Street vue sans directionA ce titre, le grand rendez-vous de la semaine aura lieu jeudi avec la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).Une deuxième hausse des taux cette année est très largement anticipée mais la banque centrale sera surtout attendue sur la trajectoire de ses taux et ses éventuels commentaires sur la croissance économique et l'impact de la hausse des prix de l'énergie.Les rendements obligataires de référence de la zone euro varient peu à 48 heures de la réunion de politique monétaire de la BCE. Celui du Bund allemand à dix ans évolue autour de 3,39% et son équivalent français autour de 4,28%, donnant un spread relativement stable de 0,86%.
Le dix ans américain reste proche de 4,78%, le niveau auquel il avait fini la séance de vendredi en réaction aux chiffres de l'emploi américain plus solides que prévu du mois d'août.Wall Street s'oriente vers une reprise hésitante après le week-end prolongé du Labor Day, les contrats à terme sur les indices préfigurant une tendance indécise dans les premiers échanges, avec une baisse de 0,2% pour le S&P 500 mais un gain de 0,2% pour le Nasdaq 100.Sur le marché des changes, l'euro est pratiquement inchangé face au dollar, toujours bien ancré au-dessus du seuil de 1,16 qui avait été enfoncé à la suite des propos peu accommodants tenus fin août par Kevin Warsh, le président de la Fed, lors du colloque de Jackson Hole.
L'euro s'échange autour de 1,1630, toujours prisonnier de son récent trading range allant de 1,1565 à 1,1710.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.