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Fin d'une séquence rare pour le CAC 40
publié le 25/09/2026
(Zonebourse.com) - Les places européennes ont globalement fait preuve de prudence lors de la dernière séance de la semaine, à l'exception du DAX 40 à Francfort qui a progressé de 0,51%. De son côté, le FTSE 100 à Londres a grappillé 0,14%, et le CAC 40 à Paris n'a cédé que 0,04%.
L'absence de contreperformance du principal indice français lui a permis d'afficher un très léger gain hebdomadaire de 0,16%. Auparavant, le CAC 40 restait sur six semaines consécutives de repli (-7,46% sur la période), une séquence pas si fréquente. Dans son histoire, depuis 1988, cet indice n'a connu que cinq fois six baisses hebdomadaires de suite, une fois sept, entre mai et juin 1994, et une fois 11, entre juillet et septembre 1998, lors d'une crise asiatique qui s'était propagée à la Russie.
Le pétrole et l'obligataire toujours sous surveillanceAujourd'hui, la tendance a été marquée par la baisse des cours de l'or noir après deux journées de hausse. Au moment de la clôture en Europe, le WTI à New York cédait 0,67%, à 94,08 dollars, et le Brent de la mer du Nord reculait de 0,44%, à 106,30 USD. Cette accalmie est liée à une proposition de l'Iran adressée aux Etats-Unis, dans laquelle la République islamique propose de rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours si certaines conditions sont remplies, comme la levée du blocus maritime américain.
Au niveau des valeurs, les sociétés liées à l'énergie comme TotalEnergies ont logiquement été délaissées. Le titre du géant français a même signé la plus forte baisse du CAC 40 avec un repli de 1,31%. A l'inverse, les entreprises grandes consommatrices de carburant se sont redressées comme Air France-KLM qui a fini sur un gain de 2,05%.Du côté du marché obligataire, une légère détente a été observée sur le rendement des emprunts d'Etat à 10 ans de l'Allemagne et de la France. En revanche, aux Etats-Unis, la progression a continué et le US Treasury Note a touché au plus haut 5,242%.
Selon Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac : "depuis près de deux mois, les rendements obligataires connaissent une hausse particulièrement marquée, de l'ordre de 70 points de base depuis août". Il ajoute que trois forces poussent simultanément les taux à la hausse : croissance, inflation et financement des déficits.Une actualité macro-économique quasi-exclusivement américaineAu niveau des statistiques, en Allemagne, la confiance des consommateurs calculée par Gfk s'est dégradée plus que prévu en octobre en atteignant -30,6 points.Le reste des indicateurs était américain avec notamment une bonne surprise pour les commandes de biens durables.
Selon des données préliminaires d'août, elles sont restées stables, alors qu'une baisse de 0,3% était redoutée.Autre bonne nouvelle, l'indice de confiance des consommateurs calculé par l'Université du Michigan a moins reculé que prévu en septembre. Il est passé de 51,7 à 48,1 points, contre des attentes à 47,8 points. Il revient sur un plus bas depuis quatre mois.Sur le marché des devises, à 17h30, l'euro s'affichait en hausse face au billet vert ( 0,21%) et se négociait contre 1,1396 dollar.Les valeurs qui ont bougéSociété Générale a signé la meilleure performance du CAC 40 avec un gain de 3,49%. Dans une note, Deutsche Bank a confirmé son avis à l'achat sur le titre de la banque française, avec un objectif de cours légèrement relevé de 86 à 89 EUR.
Dans son sillage, Crédit Agricole et BNP Paribas ont respectivement progressé de 1,37% et 0,88%.Dans le rouge, EssilorLuxottica a perdu 0,55%, plusieurs brokers ont revu à la baisse leur cible de cours sur le titre, alors que le groupe a dévoilé cette semaine de nouveaux modèles de lunettes IA avec son partenaire Meta.En dehors de l'indice, Alten s'est particulièrement illustré avec un gain de 7,70%. Le groupe d'ingénierie et de conseil en technologies a annoncé avoir renoué avec la croissance au 1er semestre, et a même, encore une fois, relevé ses objectifs financiers annuels.Enfin Adocia a chuté de 24,93% après un point d'activité marqué par des inquiétudes sur la trésorerie. La société biopharmaceutique qui dispose de fonds pour financer ses activités jusqu'au début du deuxième trimestre 2027 a évoqué "une incertitude significative sur la continuité de l'exploitation".
Ailleurs en Europe, Evonik a flambé de 7,28%. Selon le Financial Times, BASF (-3,63%) tenterait d'approcher la société en vue d'une acquisition. Si l'opération aboutissait, elle pourrait marquer une étape majeure dans la consolidation du secteur de la chimie européenne.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.