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L'Europe boursière rebondit malgré les tensions obligataires et les pressions inflationnistes
publié le 02/10/2026
(Zonebourse.com) - Les marchés actions européens ont achevé la première semaine d'octobre sur une note positive, malgré les tensions persistantes sur le marché obligataire. Les investisseurs ont dû composer avec une inflation légèrement supérieure aux attentes en zone euro et des créations d'emplois décevantes aux Etats-Unis.
Le CAC 40 a progressé de 0,79% à 7 897 points, après trois séances de suite dans le rouge. L'EuroStoxx 50 a gagné 0,94%.Les rendements obligataires ont largement rythmé les échanges cette semaine. En France, le taux de l'OAT à dix ans s'est hissé à 4,87%, tandis que le Bund allemand de même échéance s'affiche à 3,45%. Conséquence : l'écart de rendement entre les deux dettes souveraines a franchi ce vendredi 150 points de base pour atteindre son plus haut niveau depuis 2011.
Sur le front macroéconomique, l'inflation en zone euro a atteint 3,8% sur un an en septembre, contre 3,7% attendu par le consensus, portée notamment par la remontée des prix de l'énergie. L'inflation sous-jacente s'est établie à 2,5%, conformément aux attentes, tandis que celle des services a accéléré à 3,2%. "Cette publication n'est pas particulièrement surprenante, dans la mesure où les chiffres d'inflation avaient déjà dépassé les attentes dans les quatre principales économies de la zone euro", souligne Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions.
Face à la persistance des pressions inflationnistes et à l'absence de véritable détente des prix de l'énergie, ABN AMRO Investment Solutions s'attend à ce que la BCE conserve un biais restrictif au moins jusqu'à la fin de l'année. La société de gestion anticipe une nouvelle hausse des taux en décembre, puis une autre au premier semestre 2027.L'emploi américain marque le pasAux États-Unis, le rapport sur l'emploi a déçu. L'économie américaine n'a créé que 29 000 postes en septembre, très loin des 90 000 attendus et après 133 000 créations en août. Dans le même temps, le taux de chômage est remonté à 4,2%, contre 4,1% attendu.
Sur le marché pétrolier, le Brent s'établit à 100 dollars le baril, à la clôture des marchés européens. Des valeurs en mouvementÀ Paris, Stellantis gagne 0,88%, porté par des ventes trimestrielles encourageantes aux États-Unis et par des signes d'amélioration en Italie et en France.À l'inverse, Sanofi a terminé à l'avant-dernière place de l'indice phare de la place parisienne, pénalisé par les interrogations de Citi concernant l'élargissement de son partenariat avec Regeneron. Kering a fini lanterne rouge (-3,22%) après plusieurs abaissements d'objectifs de cours et des commentaires prudents de la direction sur la Chine et Gucci, à quelques semaines de sa publication trimestrielle prévue le 22 octobre.
Séance cauchemardesque pour STIF (-58%) qui a accusé sa plus forte chute depuis son introduction en Bourse en 2023. Tesla, partenaire de la société angevine, n'a pas retenu les produits de STIF pour équiper la troisième génération de son système de stockage d'énergie par batteries, le Megapack 3, attendue en 2027. Le constructeur américain a choisi d'autres solutions de sécurité, un revers qui remet en cause les revenus que STIF espérait tirer de ce programme.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.