L'hémorragie se poursuit pour LVMH, RBC s'inquiète des perspectives de croissance

Publié le 22 Septembre 2026

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(Zonebourse.com) - LVMH accuse l'une des baisses les plus notables du CAC 40 mardi matin à la Bourse de Paris, suite à un abaissement de la recommandation de RBC Capital Markets, qui fait part de son inquiétude concernant les perspectives de croissance du géant du luxe.

Peu avant 10h00, le titre abandonne 0,2% à 404,5 euros, atteignant un nouveau plus bas depuis novembre 2020, dans des volumes particulièrement fournis, alors que le CAC 40 cède au même moment 0,1%.Avec une valorisation de 199 milliards d'euros, le groupe de Bernard Arnault perd officiellement le titre de première capitalisation boursière française, désormais dépassé par L'Oréal qui pèse plus de 205 milliards d'euros.

Dans une note diffusée dans la matinée, RBC indique avoir ramené sa recommandation à "performance sectorielle", contre "surperformance" jusqu'à présent, avec un objectif de cours réduit de 575 à 475 euros.Le courtier canadien évoque une décision prise "à contrecoeur", mais justifiée au vu de l'absence d'accélération de la croissance, comme il l'anticipait précédemment."Notre thèse d'investissement reposait jusqu'ici sur la perspective d'une accélération de la croissance au cours du 2nd semestre, à la faveur du renouvellement de la gamme de Dior qui devait plus que compenser le ralentissement de la conjoncture économique et de la demande pour les produits de luxe au 3ème trimestre", explique le broker.

Toujours pas d'éclaircie en vueMais de son point de vue, les éléments qui pèsent actuellement sur la performance du groupe (conflit au Moyen-Orient, faible tourisme en provenance d'Asie, cherté du pétrole qui pénalise le pouvoir d'achat, volatilité des marchés d'actions et resserrement des politiques monétaires) sont appelés à se poursuivre l'an prochain, ce qui l'amène à réduire de 10% sa prévision de bénéfice par action (BPA) pour 2027.Celle-ci se trouve désormais inférieure de 9% au consensus de marché.Et si la valorisation du titre peut sembler a priori "bon marché" avec un PER revenu à 16,9x, RBC juge qu'elle n'est pas devenue suffisamment séduisante au vu du profil de croissance normalisé qu'affiche maintenant le groupe.

Dans une étude distincte, les analystes de Jefferies - qui estiment que toute la question est désormais de savoir quand l'activité atteindra un plancher - indiquent avoir eux aussi abaissé de 9% leur estimation de BPA pour 2027, avec pour conséquence une réduction de 510 à 440 euros de leur cible sur le titre.L'intermédiaire financier reste à "conserver" sur la valeur.L'action perd plus de 37% depuis le début de l'année.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

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