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La note hebdo de La Banque Postale

Par les économistes de La Banque Postale

Semaine du 5 juin au 12 juin

Note de synthèse

Sur les marchés financiers, la semaine a été marquée par un peu d’attentisme de la part des investisseurs. Aux Etats-Unis, le témoignage de l’ancien directeur du FBI n’a certes pas apporté de preuve formelle d’une volonté de Donald Trump de faire entrave à la justice dans l’enquête sur une ingérence de la Russie lors des élections présidentielles américaines. Mais le Président américain reste fragilisé, ce qui pourrait l’empêcher de mettre en œuvre ses promesses électorales en matière de politique économique. Outre-Manche, Theresa May a perdu son pari (et la majorité absolue…) en provoquant des élections législatives anticipées. Au lieu de clarifier l’horizon politique, cela l’obscurcit. Difficile de dire aujourd’hui qu’elles peuvent en être les conséquences pour les négociations sur le Brexit mais cela ne peut que conduire les investisseurs à se montrer plus prudents. En conséquence, les principaux indices boursiers (sauf le Nikkei) ont fait du surplace ou se sont effrités cette semaine. Cette petite poussée d’aversion pour le risque tire aussi les taux des emprunts d’Etat à la baisse (même si le taux américain à 10 ans a légèrement remonté cette semaine). Les perspectives d’inflation sont aussi un peu revues à la baisse dans le sillage d’un prix du pétrole qui s’effrite malgré l’accord entre pays producteurs pour stabiliser leur production. La modération des prix à la production dans l’industrie en Chine, grande pourvoyeuse des marchés occidentaux pour ces produits, va aussi dans ce sens. La BCE a ainsi un peu abaissé ses perspectives d’inflation, ce qui pesé sur l’euro. Néanmoins, les investisseurs ont vu dans les commentaires de Mario Draghi un premier pas vers une normalisation de la politique monétaire. Le Président de la BCE considère en effet désormais que les risques pour la croissance européenne sont plus équilibrés (et non plus essentiellement baissiers), ce qui l’a conduit aussi à ne plus évoquer la possibilité de nouvelle baisse des taux directeurs si besoin était. En effet, si les perspectives d’inflation ont été un peu revues à la baisse, les perspectives de croissance ont, elles, été légèrement révisées à la hausse par les économistes de la BCE. Les indicateurs récents en zone euro vont bien en ce sens, avec notamment une industrie allemande florissante, tirée par les exportations. L’industrie française est plus à la peine, avec un niveau d’activité industrielle encore près de 20% inférieur à son niveau d’avant-crise malgré la petite hausse enregistrée ces derniers mois, alors que le pic de 2007 a été dépassé en Allemagne. La persistance d’un large déficit extérieur de la France malgré l’allègement de la facture énergétique illustre le caractère structurel de ces difficultés.Retrouvez l'étude complète sur: https://www.labanquepostale.com/legroupe/actualites-publications/etudes/actufi.htm

Les analyses et prévisions qui figurent dans ce document sont celles du service des Etudes Economiques de La Banque Postale. Bien que ces informations soient établies à partir de sources considérées comme fiables, elles ne sont toutefois communiquées qu’à titre indicatif. La Banque Postale ne saurait donc encourir aucune responsabilité du fait de l’utilisation de ces informations ou des décisions qui pourraient être prises sur la base de celles-ci. Il vous appartient de vérifier la pertinence de ces informations et d’en faire un usage adéquat.