Ouverture
L'Europe termine dans le vert, Wall Street s'envole avec l'espoir d'un maintien des taux
publié le 03/09/2026
par Coralie Lamarque
3 septembre (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le vert jeudi et Wall Street s'envole à mi-séance, les déclarations ?d'un membre du conseil des gouverneurs de la Fed laissant la porte ouverte à un maintien des taux.
À Paris, le CAC 40 a grappillé 0,07% à 8.286,40 points. À Francfort, le Dax a avancé de 0,65% et ?à Londres, le FTSE 100 s'est octroyé 0,70%.
L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,32%, le FTSEurofirst 300 de 0,52% et le Stoxx 600 de 0,55%.
Alors que la vigilance des investisseurs sur la situation au Moyen-Orient reste forte, les propos tenus par un membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), Christopher Waller, ont contribué à lâcher du lest sur les craintes d'un resserrement monétaire.
Christopher Waller a déclaré mercredi, à l'occasion d'un événement ?Reuters NEXT Newsmaker à Washington, qu?il pourrait se prononcer en faveur d?un maintien des taux inchangés ce mois-ci, à condition que les prochaines données confirment un apaisement des craintes inflationnistes.
"Ma décision concernant l?orientation appropriée de la politique monétaire sera fortement influencée par ce que nous apprendrons sur l?inflation du ?mois d?août", a déclaré Christopher Waller.
"Si les progrès se poursuivent vers notre objectif de 2%, je suis disposé ?à soutenir le maintien du taux directeur à son niveau actuel", a-t-il ajouté.
Ces déclarations viennent nuancer l'interprétation du discours Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole, la semaine dernière, lorsque le président ?de la Fed avait laissé entendre que des hausses des taux pourraient s'avérer nécessaires afin de contenir l'inflation.
Le regain d'optimisme se propage jusqu'en Europe, avec la désescalade des rendements obligataires après trois séances d'envolée, alors que la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) se tient la semaine prochaine, les 9 et 10 septembre.
Avant de rebattre leurs cartes d'anticipations ?monétaires, les investisseurs se préparent à découvrir vendredi les données sur l'emploi aux États-Unis ?pour le mois précédent.
"En amont de la publication du rapport sur l?emploi d?août, les indicateurs publiés montrent que le marché du travail américain n?est toujours ?pas sorti de l?équilibre 'low firing, low hiring' (peu d'embauches, peu de licenciements)", a déclaré Bastien Drut, responsable stratégie et analyse chez CPRAM, dans une note.
VALEURS
À Paris, Publicis a gagné 4,4% au gré d'informations de presse selon lesquelles le principal groupe publicitaire mondial a remporté un contrat avec PepsiCo pour gérer la communication du géant du soda.
Le secteur du luxe a trimé, avec un recul de 1,93% pour le compartiment européen, tandis qu'Hermès, Kering, LVMH, EssilorLuxottica ?et L'Oréal ont perdu entre 3,62% et 1,69%.
À ?WALL STREET
À l'heure de la clôture en Europe, Wall Street amplifie considérablement ses gains, le Dow Jones gagnant 1,15%, le Standard & Poor's 500 progressant de 0,98% et le ?Nasdaq Composite avançant de 1,34%.
LES INDICATEURS DU JOUR
En France, le PMI définitif des services s'est établi à 48,0 points, après 49,6 en juillet et 48,4 en première lecture. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 48,4.
En ?zone euro, l'indice PMI des services, établi par S&P Global et HCOB, a légèrement reculé à 51,6 en août, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un chiffre stable à ?51,7, comme en première lecture et le mois précédent.
Les prix à la production en zone euro ont progressé de 1,6% en juillet, après une ?baisse de 0,3% (non révisé) en juin et une anticipation ?moyenne des économistes de +1,2%.
En Allemagne, l'indice définitif du secteur des services de l'enquête S&P Global/HCOB a reculé à 49,7 en août, contre 49,8 en juillet, mais nettement au-dessus de l'estimation initiale de 48,5.
En Grande-Bretagne, l'indice PMI ?compilé par S&P Global/CIPS UK pour le secteur des services s'est établi à 52,5 en août, contre 52,1 en juillet, ?enregistrant ainsi sa plus forte progression depuis avril, mais restant inférieur au chiffre annoncé en première lecture (52,8).
Aux États-Unis, les inscriptions au chômage ont augmenté plus que prévu lors de la semaine au 29 août, à 206.000, contre 204.000 (révisé de 203.000) la semaine précédente, ?a annoncé jeudi le département du Travail.
Le déficit commercial des États-Unis a atteint 88,6 milliards de dollars (76,20 milliards d'euros) en juillet, alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur 90 milliards de dollars.
CHANGES
Le billet vert creuse ses pertes, à la suite des déclarations de Christopher Waller se disant enclin à plaider en faveur de taux d?intérêt inchangés si les données confirment un apaisement des pressions sur les prix.
Le dollar perd 0,65% ?face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro gagne 0,34% à 1,1626 dollar.
TAUX
La désescalade des rendements obligataires se poursuit, les craintes d'un resserrement monétaire s'atténuant quelque peu après les propos de Christopher Waller.
Le rendement des Treasuries à dix ans perd 5,0 points de base à 4,7440%. Le deux ans recule de 6,2 points de base à 4,3235%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a cédé 0,4 point de base à 3,3477%. Le deux ans a abandonné 0,5 point de base à 2,9493%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers observent peu de variations, les investisseurs continuant d'évaluer le regain d'hostilités entre les États-Unis et l'Iran ainsi que les répercussions sur l'approvisionnement en brut par le Golfe.
Le Brent lâche 0,16% à 95,48 dollars le baril tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,2% à 91,19 dollars.
À SUIVRE VENDREDI 4 SEPTEMBRE :
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent ?accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par Tangi Salaün)