Tout savoir sur la gamme ETF d'EasyBourse
(Easybourse.com) Plus de 1 700 produits, plus de 950 indices suivis, 84 émetteurs : la gamme d'ETF référencée sur EasyBourse n'a jamais été aussi vaste. Lancée il y a vingt-cinq ans avec les premiers trackers sur les grands indices nationaux, l'offre s'est considérablement enrichie au fil des années, au point que près des deux tiers des produits ont vu le jour depuis 2021. Actions, obligations, matières premières, thématiques comme l'intelligence artificielle ou la transition énergétique, et même cryptomonnaies : il est désormais possible de s'exposer à presque tous les marchés en une seule opération, depuis les places de Paris, Amsterdam et Bruxelles. Encore faut-il savoir s'y retrouver. Nature du produit, marché suivi, méthode de réplication, émetteur, conditions d'achat : voici cinq points de repère pour s'orienter dans l'offre et choisir en connaissance de cause.
25 ans d'histoire, une offre en pleine accélération EasyBourse référence plus de 1 700 produits cotés sur les marchés Euronext de Paris, Amsterdam et Bruxelles. Le plus ancien, l'Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist, a été lancé en janvier 2001 ; le plus récent, le 8 octobre 2026. Une gamme qui ne cesse d'évoluer : elle est enrichie très régulièrement, souvent au quotidien et au moins chaque semaine, au gré des nouvelles émissions sur le marché, mais aussi des opérations sur titres décidées par les émetteurs, qui entraînent des retraits, notamment à la suite de fusions-absorptions ou de liquidations.
Source : produits cotés référencés sur EasyBourse au 9 octobre 2026. Année 2026 : lancements jusqu'au 8 octobre. L'offre s'est surtout étoffée ces cinq dernières années, avec des records en 2025 et en 2026. Aux grands indices nationaux des débuts se sont ajoutés les thématiques, les stratégies à effet de levier et les actifs numériques. Résultat : une gamme si vaste qu'elle mérite un mode d'emploi.
Avant de choisir un marché, il faut savoir ce que l'on achète. Derrière le terme générique d'ETF, on compte cinq types de produits différents : les ETF, les ETN, les ETF actifs, les ETC et les ETF structurés.
Le poids des ETN s'explique en grande partie par les cryptomonnaies, qui ne peuvent pas prendre la forme d'un ETF classique. Les ETF actifs, eux, sont la tendance montante : 112 des 132 ont été lancés depuis 2024, signe que la gestion active s'invite à son tour en Bourse. Une fois la nature du produit identifiée, reste à savoir quel marché il permet de suivre.
Plus de 950 indices sous-jacents Un ETF réplique la performance d'un indice, son « sous-jacent ». Les produits référencés sur EasyBourse en suivent 975 différents, dont le S&P 500, le MSCI World, l'Euro Stoxx 50, le MSCI Emerging Markets et le Nasdaq-100. Au-delà de ces grands indices actions, on trouve aussi des sous-jacents moins classiques, du cours de l'or à celui du bitcoin. Les actions, largement en tête Ces indices se répartissent entre cinq segments de marché différents : les actions, les obligations, le multi-actifs, les matières premières et les ETV (des produits adossés aux métaux précieux, à l'énergie ou aux produits agricoles). Les actions représentent les trois quarts des fonds dont le segment est connu : l'ETF s'est d'abord imposé comme le moyen le plus simple et le moins coûteux d'acheter « tout un marché » en une seule opération. Stratégies et secteurs : l'embarras du choix Pour s'exposer à ces marchés, les fonds suivent plus d'une vingtaine de stratégies d'investissement différentes, dont les stratégies géographiques, sectorielles et thématiques, les plus répandues :
Côté secteurs, la gamme en couvre une vingtaine, dont l'environnement, la technologie, l'immobilier, la finance et la santé. L'environnement arrive en tête : avec le carbone, les énergies propres, l'eau et les fonds durables, la transition écologique concerne 70 fonds. La technologie suit, avec par exemple le First Trust Cloud Computing UCITS ETF, renforcée par des fonds dédiés à l'intelligence artificielle comme l'iShares AI Adopters & Applications UCITS ETF. Signe des temps, les grandes thématiques de la décennie, transition écologique et intelligence artificielle, sont aussi celles qui inspirent le plus les émetteurs. Des grandes places aux marchés émergents L'exposition géographique est particulièrement riche. Au-delà des fonds mondiaux, européens ou de la zone euro, plus d'une vingtaine de pays sont accessibles individuellement, dont les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Inde et la Corée du Sud. Les investisseurs en quête de diversification trouveront aussi Taïwan, le Brésil, le Mexique, la Turquie, l'Indonésie ou la Grèce, ainsi que des fonds couvrant l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est.
Suivre un indice est une chose ; encore faut-il savoir comment le fonds s'y prend.
Les produits de la gamme recourent à trois grandes méthodes de réplication : la réplication physique arrive largement en tête, devant la réplication synthétique puis l'échantillonnage.
La réplication physique est la plus intuitive : le fonds achète les titres de l'indice, dans les mêmes proportions. Quand l'indice compte des milliers de valeurs, comme les indices obligataires, le gérant se contente souvent d'un échantillon représentatif, moins coûteux mais qui peut légèrement s'écarter de l'indice. La réplication synthétique repose sur un swap : le fonds détient un panier de titres, parfois sans rapport avec l'indice, et une banque lui verse en échange la performance de l'indice. Ce montage donne accès à des marchés difficiles à répliquer, mais expose au risque de défaillance de la banque, limité par la réglementation européenne à 10 % de l'actif du fonds. C'est aussi ce mécanisme qui ouvre le PEA aux indices internationaux : un ETF éligible doit détenir au moins 75 % d'actions européennes, et le swap lui permet de restituer la performance d'un indice américain ou mondial. Résultat, plus de la moitié des 159 produits éligibles au PEA (81) sont synthétiques, contre 15 % pour l'ensemble de la gamme. Reste à savoir qui conçoit et gère ces produits.
EasyBourse donne accès aux produits de 84 émetteurs différents. Amundi Index Solutions et Leverage Shares font la course en tête, suivis de BNP Paribas Easy, iShares III et 21Shares.
Plusieurs de ces émetteurs appartiennent à un même groupe : les différentes entités iShares relèvent toutes de BlackRock, et celles d'Amundi incluent les anciens ETF Lyxor. Derrière eux, des spécialistes occupent des niches, comme Leverage Shares pour les produits à effet de levier sur une action unique (Leverage Shares -1x NVIDIA ETP Securities, par exemple) ou 21Shares pour les cryptomonnaies.
Côté gestion, on recense 58 sociétés de gestion différentes. Aux côtés des géants mondiaux comme BlackRock, Amundi, State Street ou Vanguard, la gamme accueille aussi des spécialistes plus discrets : des acteurs dédiés aux cryptomonnaies comme 21Shares ou CoinShares, des experts de l'effet de levier comme Leverage Shares, ou encore des boutiques indépendantes comme Ossiam ou TOBAM. De quoi trouver, pour chaque stratégie, le gérant qui en a fait sa spécialité.
Reste une dernière question, très concrète : comment acheter et détenir ces produits ?
Places de cotation et devises Les produits sont cotés sur trois places différentes. Amsterdam (884 produits) et Paris (869) se partagent la quasi-totalité de la gamme, à parts presque égales, tandis que Bruxelles reste anecdotique (2). Côté devises, on en compte huit différentes, mais l'euro domine largement avec 76 % des produits, devant le dollar américain (22 %) ; le yen, la livre sterling ou le franc suisse restent marginaux. Concrètement, un investisseur peut s'exposer à la plupart des marchés mondiaux sans quitter l'euro.
Le SRD, un outil réservé aux investisseurs avertis Le Service de Règlement Différé (SRD) permet d'acheter ou de vendre des titres en ne réglant l'opération qu'à la fin du mois boursier. Pas moins de 869 produits de la gamme y sont éligibles, soit tous ceux cotés à Paris.
Capitaliser ou distribuer les revenus Une fois le produit en portefeuille, reste à savoir ce qu'il fait de ses revenus. Un fonds capitalisant réinvestit automatiquement les dividendes et coupons qu'il perçoit, ce qui fait jouer l'effet des intérêts composés. Un fonds distribuant les reverse aux porteurs, à une fréquence mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle. La capitalisation est de loin la plus répandue : elle concerne 79 % des produits dont la politique de distribution est connue.
Pour aller plus loin, et en particulier si vous investissez dans le cadre d'un PEA, retrouvez la liste complète des ETF actions géographiques éligibles au PEA, classés par grandes zones, ainsi que celle des ETF sectoriels, de style et de stratégie éligibles au PEA disponibles sur EasyBourse.
Source : produits cotés référencés sur EasyBourse (Euronext Paris, Amsterdam et Bruxelles), données au 9 octobre 2026.
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L'Equipe EasyBourse
Publié le 12 Octobre 2026