Espace International

Interview de Olivier Estèves : Président-directeur général d'Abeo

Olivier Estèves

Président-directeur général d'Abeo

Abeo est présent dans les compétitions sportives les plus médiatisées

Publié le 27 Septembre 2016

Abeo, fabricant d'équipements sportifs professionnels, frappe à la porte de la bourse de Paris. Présentez-nous votre société…
Abeo crée, fabrique et distribue des équipements sportifs pour les centres de sport et de loisir, les clubs de sport spécialisés, les écoles. Nous avons développé une expertise dans trois grands domaines : la gymnastique, l'escalade et l'aménagement de vestiaires, avec un portefeuille de 16 marques maîtrisant l'ensemble de la chaîne de valeur. Certaines ont une renommée mondiale : Gymnova et Spieth, en gymnastique, Janssen-Fritsen pour l’éducation physique, et Schelde Sports, expert en sports collectifs. Abeo a réalisé en 2015-2016 un chiffre d'affaires d'environ 150 millions d'euros, pour les deux-tiers à l'international. Nous avons réalisé une douzaine d'acquisitions au cours des 15 dernières années, notamment en Europe, et avons ouvert des filiales aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Chine et en Nouvelle-Zélande. Grâce à nos partenariats avec les fédérations sportives nationales et internationales, nous participons aux événements sportifs les plus médiatisés : JO, championnats du monde, championnats d'Europe.

Vous espérez lever 20 millions d'euros à l'occasion de cette introduction en bourse. A quoi vont servir ces fonds ?
L’introduction en bourse doit nous permettre de poursuivre et d'accélérer notre stratégie de développement à l'international. Plus précisément, nous sommes actuellement en négociations exclusives en vue du rachat de trois acteurs (deux en Europe, un en Asie) représentant un chiffre d'affaires cumulé de 20 millions d'euros. Ces opérations pourraient se concrétiser d’ici la fin 2016 sous réserve des conclusions des due diligence en cours. Le marché des équipements sportifs est encore très fragmenté, nous avons l'ambition de le consolider et de devenir un leader sur chaque continent d'ici 2020. Nous prévoyons ainsi de doubler notre chiffre d'affaires d'ici 2020, ce qui passe par une politique active d'acquisitions mais aussi par une croissance organique d'environ 7% par an portée par la puissance de nos marques.

Quels sont vos objectifs de rentabilité ?

En dépit de notre forte croissance nous souhaitons améliorer notre rentabilité opérationnelle. En 2015-2016, l'Ebitda s'est élevé à 12,5 millions d'euros. Nous maintenons également une politique d'innovation qui nous distingue de certains de nos concurrents et nous permet de défendre nos marges.

Vous avez plusieurs sites au Royaume-Uni. Vont-ils souffrir du Brexit ?

Le Royaume-Uni est un pays important pour nous (17% du chiffre d’affaires sur le dernier exercice). La chute de la livre sterling aura un impact assez limité sur les résultats du groupe car une grande partie des équipements vendus outre Manche est produite sur place. Nous avons par ailleurs récemment renouvelé un contrat avec la fédération britannique de gymnastique pour la fourniture exclusive des équipements de compétition. Au niveau global, le chiffre d’affaires consolidé du groupe reste ainsi sur une pente très favorable au premier trimestre (2016-2017), en croissance organique de 15%. L’activité est particulièrement soutenue dans le domaine du sport avec une croissance à deux chiffres tout en restant dynamique dans l’escalade et les vestiaires, et le carnet de commandes fermes à facturer sur l’exercice 2016/2017 est bien orienté.

Propos recueillis par François Schott

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