L'Europe ouvre dans le désordre, les craintes budgétaires pénalisent le CAC 40
5 octobre (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en ?ordre dispersé lundi dans les premiers échanges, avec une nette baisse à Paris, où les ?incertitudes budgétaires continuent de peser sur les rendements obligataires et mettent en évidence les défis auxquels est confrontée la deuxième économie de la zone euro.
À Paris, le CAC 40 perd ?0,86% à 7.829,23 points vers 07h32 GMT. A Francfort, le Dax perd 0,14% et à Londres, le FTSE 100 ?grappille 0,03%.
L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de ?0,24%, mais le FTSEurofirst 300 gagne 0,11% et le Stoxx 600 prend 0,12%.
Si ?les rendements obligataires se calment en Allemagne, ceux de la France continuent de refléter les doutes que les projets budgétaires français suscitent toujours chez ?les investisseurs à l'approche de ?l'élection présidentielle de 2027, creusant encore davantage l'écart entre la prime ?de risque de Berlin et celle de Paris.
Le rendement de l'OAT à dix ans grimpe de 4,1 points de base à 4,9069% et le "spread" avec son homologue allemand s'amplifie à ?147 points de base, ?aux niveaux de 2012, alors que l'économie européenne était encore confrontée aux ?séquelles de la crise financière mondiale.
Cette incertitude impacte également l'euro, tombé lundi à un ?creux de 17 mois face au dollar américain. La monnaie européenne étant ?déjà affectée par les fortes tensions observées la semaine dernière sur ?le marché obligataire, dans ?un contexte de craintes inflationnistes.
Aux valeurs, à Paris, Schneider Electric recule de 7,5% après avoir annoncé ?lundi l'acquisition de 100% du capital du ?spécialiste des logiciels industriels américian PTC.
Air Liquide, qui dit anticiper une progression annuelle moyenne de son chiffre d'affaires de ?5% d'ici à 2030 et a lancé un programme de rachat d'actions de quatre milliards d'euros, gagne 2,3%.
Hermès cède quant à lui 2%, Goldman Sachs ayant entamé ?le suivi de la valeur du groupe de luxe avec une recommandation à "vendre".
Les banques françaises Société générale, BNP Paribas et Crédit agricole sont toutes dans le rouge, dans un contexte de craintes sur les finances publiques.
Les investisseurs attendent les indices PMI définitifs sur l'activité du secteur privé de la zone euro à partir de 07h50 GMT.
(Rédigé par Diana Mandiá, ?édité par Benoit Van Overstraeten)