Ouverture
Bourses européennes : beaucoup d'actus, peu de mouvement
publié le 28/10/2026
(Zonebourse.com) - Les principales places du Vieux Continent débutent la séance sur une note maussade, entre stagnation à Paris (7 885 points) et légère contraction à Francfort (-0,1%) et Londres (-0,2%). Hier, le retour en grâce des valeurs technologiques a porté les indices des deux côtés de l'Atlantique, avec notamment 1,3% pour le Nasdaq 100 et 0,6% pour le S&P 500.
Alors qu'une pluie de résultats d'entreprises s'abat toujours sur les marchés, les investisseurs garderont un oeil attentif sur les banques centrales, dont les décisions sont attendues ce soir (Fed) et demain (BCE).Après un mouvement de défiance, le secteur de l'IA a retrouvé des couleurs hier, porté par le projet d'introduction en Bourse d'Anthropic. "C'est un symbole fort, tant la maturation du secteur passe désormais aussi par sa capacité à se valoriser publiquement", note Sarah Thirion, analyste chez TP ICAP Midcap.
Le mouvement a largement porté les acteurs européens du secteur mardi, mais celui-ci semble désormais en pause, à l'approche des rendez-vous cruciaux de la Fed et de la BCE.Les banques centrales sous surveillanceUn statu quo de la Fed est anticipé par 90% des intervenants. Une approche similaire est attendue du côté de la BCE. "Nous ne nous attendons pas à ce que la BCE relève ses taux cette semaine, mais cela ne signifie pas qu'elle manque de sujets de préoccupation", souligne Mike O'Sullivan, chef économiste de Moonfare.
Selon lui, l'institution devra jongler avec l'évolution de l'inflation, l'affaiblissement de l'euro et les incertitudes politiques françaises. "En coulisses, les économistes testeront, dans le cadre de scénarios de crise, les effets potentiels d'une crise économique prolongée en France sur le reste de la zone euro", ajoute l'expert.Un exercice d'équilibriste que résume Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac : "L'inflation plaide pour une hausse des taux, la croissance invite à temporiser. L'Europe a toujours un problème d'inflation, mais sa croissance lui laisse moins de marge de manoeuvre pour y faire face.
"Ce matin, le rendement de l'OAT à 10 ans évolue à 4,95%, contre 3,37% pour son équivalent allemand de même échéance, soit un écart de 158 points de base. Un différentiel qui témoigne de la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir de la dette française.Aux incertitudes monétaires et budgétaires s'ajoutent les tensions géopolitiques, qui continuent d'alimenter la volatilité des cours du pétrole. Le Brent se détend (-2,7%) mais reste très haut perché, autour de 111 USD le baril. Les intervenants ont dû composer, au cours de la nuit, avec une information du Wall Street Journal selon laquelle l'administration Trump aurait averti les Etats du Golfe de se préparer à une nouvelle opération contre l'Iran après les élections de mi-mandat.
Par ailleurs, le flou entourant les résultats des élections législatives en Israël incite aussi à la prudence. A rebours du Brent, le WTI progresse de 1,4%, autour de 101,5 USD. Cette divergence entre les deux références pétrolières illustre des dynamiques de marché contrastées, dans un contexte géopolitique incertain.Stellantis et Worldline se distinguentCe matin, Stellantis signe la plus forte progression du CAC ( 4%) après avoir dévoilé un chiffre d'affaires net de 37,6 milliards d'euros, en légère progression de 1% sur un an, ainsi qu'une perte nette en baisse de 90% pour s'établir à 500 millions d'euros. La nette réduction des pertes semble rassurer les investisseurs quant à la trajectoire de redressement du constructeur automobile.Danone ( 2,6%) et Legrand ( 1%) complètent le podium, tandis qu'à l'autre bout du spectre, Kering et Dassault Systèmes (-1,6% chacun) ferment la marche.
Sur le SBF, Worldline est particulièrement en verve et s'adjuge 14% après avoir publié des résultats encourageants hier soir, mettant en avant la poursuite de son redressement opérationnel. Une publication qui semble conforter les espoirs d'un retour à meilleure fortune pour le spécialiste des paiements.Ailleurs en Europe, Equinor a dégagé un bénéfice ajusté avant impôts de 12,4 milliards de dollars au 3e trimestre, contre 6,2 MdsUSD un an plus tôt. Le groupe vise désormais une croissance de 4% de ses volumes sur l'année, contre 3% précédemment.Enfin, au 3e trimestre, Unilever indique avoir réalisé un chiffre d'affaires de 13,3 milliards d'euros, en croissance de 6,7% en données publiées, dont une croissance sous-jacente des ventes de 5,2%. Le groupe anticipe désormais une croissance sous-jacente des volumes d'au moins 3% pour l'ensemble de l'exercice, ainsi qu'une croissance sous-jacente des ventes d'environ 5% au second semestre.
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