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Qui sont aujourd'hui les acquéreurs d'ETF ?

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(Zonebourse.com) - L'étude annuelle d'Amundi sur les investisseurs permet de dresser un portrait-robot et de situer la France par rapport aux autres marchés.

Un homme âgé de 30 à 40 ans, plutôt aisé et éduqué financièrement. Ainsi pourrait être résumé le profil type de l'investisseur en ETF, tel qu'il ressort des données fournies par l'étude annuelle d'Amundi 'Decoding investors'. De fait, si en moyenne 31% des investisseurs sondés pour cette analyse de portée mondiale investissent en ETF, les résultats font ressortir des particularités marquées selon les catégories.

Les trentenaires en pointe

44% des investisseurs de 31-40 ans possèdent des ETF, soit un peu plus que les 37% affichés chez les 21-30 ans. En revanche, l'intérêt décroît chez les investisseurs plus âgés. Le taux de pénétration n'est plus que de 23% chez les 51-60 ans et de 20% au-delà.

Fait intéressant également, c'est chez les 31-40 ans que la progression ( 14 points) a été la plus forte depuis 2025.

Un produit qui séduit les hauts revenus

Si 26% des investisseurs les plus modestes possèdent des ETF, la proportion grimpe avec l'aisance financière puisqu'elle passe à 43% dans la catégorie des revenus intermédiaires et à 48% chez les investisseurs les plus aisés.

Cette segmentation se retrouve également chez les personnes qui n'ont pas encore sauté le pas. Parmi la clientèle bancaire dite de détail, 46% des investisseurs se disent tentés par les ETF. Une part élevée mais inférieure à celle des catégories plus aisées : 49% pour les 'mass affluent', 52% chez les clients 'affluent' et 55% dans la catégorie des clients fortunés.

Culture financière et expérience facilitent l'accès aux ETF

Même s'ils sont des produits relativement simples à appréhender, les ETF intéressent avant tout les investisseurs les plus avisés. 39% de ceux qui bénéficient de conseils en possèdent (contre 29% de ceux qui ne sont pas conseillés). L'étude montre en parallèle que les personnes capables de répondre sans erreur à un test de culture financière en trois questions ont des ETF dans 49% des cas, contre 22% seulement chez les personnes qui ne sont pas en mesure de répondre. De même, les ETF attirent 45% des investisseurs qui s'estiment confiants dans leurs connaissances alors que les 'débutants' ne sont que 23% dans ce cas.

La clé de la diversification

Ce lien direct établi entre investissement en ETF et niveau d'aisance financière ou de culture économique a de quoi surprendre, les ETF n'étant pas des produits particulièrement complexes. En fait, une autre partie de l'étude permet de mieux comprendre ce lien.

La possibilité de diversifier son patrimoine est le motif d'investissement en ETF le plus fréquemment cité (par 41% des investisseurs). Parmi ceux qui ont déjà acquis des ETF, 74% sont d'ailleurs positionnés sur au moins 3 classes d'actifs.

A l'inverse, ceux qui ne possèdent pas d'ETF sont essentiellement concentrés sur une ou deux classes d'actifs (64% des réponses).

Autrement dit, c'est avant tout le besoin de diversification qui incite les investisseurs à se tourner vers les ETF. Or, ce besoin de diversification est plus sensible à mesure que croît la culture financière ou le patrimoine.

Et la France dans tout cela ?

Bien que les ETF soient devenus très médiatisés en France, les investisseurs français sont loin d'être les plus actifs dans ce domaine. Alors que dans le monde 31% des investisseurs possèdent des ETF, les Français sont seulement 16% dans ce cas. En un an, le taux de pénétration des ETF a même baissé de 1 point.

Seul le Japon fait moins bien avec 12% d'investisseurs séduits. A l'inverse, certains de nos voisins sont bien plus friands d'ETF, par exemple les Néerlandais (47%) ou les Allemands (52%).

A en croire Amundi, il ne faut de surcroît pas s'attendre à un rattrapage de la part de marché hexagonale à court terme. Selon les projections de l'étude, le taux de pénétration des ETF en France devrait gagner 4 points dans les 12 prochains mois pour atteindre les 20%. Une progression similaire à celle attendue au niveau mondial (35% de taux de pénétration envisagé).

Ainsi, sur ce critère, la France devrait rester dans le wagon de queue, toujours devant le Japon (15%) mais derrière l'Espagne (22%), le Royaume-Uni (25%), l'Italie (25% aussi) ou la Belgique (31%).

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Publié le 30 Septembre 2026 - 14h50

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