Casino sous pression, le financement inquiète encore

Publié le 31 Mars 2026

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(Zonebourse.com) - Le distributeur recule de 4% et accuse la deuxième plus forte baisse du marché SRD après avoir dévoilé des résultats annuels 2025 illustrant un redressement opérationnel marqué, mais une situation financière toujours sous tension.Casino a enregistré en 2025 un chiffre d'affaires de 8,26 MdEUR, en léger recul en données publiées, mais globalement stable à périmètre comparable, soutenu par la solidité des enseignes de proximité, notamment Monoprix et Franprix.

Le groupe affiche surtout une nette amélioration de sa rentabilité. L'Ebitda ajusté atteint 655 MEUR et l'Ebitda après loyers bondit à 198 MEUR, permettant au résultat opérationnel courant de repasser dans le vert. Cette progression repose sur une restructuration en profondeur, marquée par la réduction du parc de magasins, l'optimisation des achats et une stricte maîtrise des coûts.Malgré ce redressement opérationnel, la situation financière reste sous tension. Casino affiche une perte nette de 402 MEUR et une dette nette proche de 1,5 MdEUR.

La liquidité, encore proche de 1 MdEUR, s'est par ailleurs nettement érodée sur un an.Le groupe a obtenu un répit de ses créanciers jusqu'à fin mai 2026 afin de finaliser une restructuration financière d'envergure, incluant un renforcement des fonds propres et une réduction de la dette. Un accord est attendu d'ici fin juin.Dans ce contexte, le plan stratégique "Renouveau 2030", qui vise un retour à la croissance, reste conditionné à l'issue de cette restructuration, laquelle devrait se traduire par une dilution significative des actionnaires actuels.

Pour 2026, Casino anticipe un net rebond avec un Ebitda après loyers attendu à 309 MEUR et un retour à un cash-flow libre légèrement positif. Des objectifs jugés ambitieux par Oddo BHF, qui maintient sa recommandation à sous-performance sur le titre, avec un objectif de cours de 0,05 EUR, dans un environnement encore incertain et marqué par une concurrence accrue.De son côté, AlphaValue estime que, malgré le respect des covenants et le report des échéances à fin mai 2026, les incertitudes persistent. Le bureau d'études juge qu'une restructuration financière devient de plus en plus probable, compte tenu du niveau d'endettement, du poids des charges financières et des importantes maturités attendues en 2027, avec à la clé un risque de dilution significative et de pression sur la valorisation.

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