Chacune de ces sociétés est intégrée au portefeuille avec un poids identique de 7,36 %, représentant au total 29,44 % de l’allocation, soit près d’un tiers du portefeuille. Cette pondération significative souligne la conviction portée sur ces valeurs, tout en conservant une diversification globale. Par ailleurs, le portefeuille reste investi à hauteur de 85 %, avec une poche de liquidités de 15 %, permettant de conserver une certaine flexibilité dans un environnement de marché encore incertain.

Schneider Electric (FR0000121972) : une trajectoire solide soutenue par les anticipations de résultats

Depuis le début de l’année, Schneider Electric affiche une progression de 2,94 %, tandis que sa performance sur douze mois demeure quasi stable, à +4,22 %. Cette évolution modérée ne remet toutefois pas en cause la perception favorable des analystes. Le consensus disponible sur easybourse.com met en évidence un positionnement largement positif, avec 18 recommandations à l’achat, une recommandation à renforcer et cinq avis à conserver. L’objectif de cours moyen s’établit à 292 euros.
Le 20 mars 2026, sur easybourse.com, RBC Capital Markets a conforté cette vision en publiant une note positive sur le groupe. Le broker estime que la robustesse de la croissance et l’effet de levier opérationnel devraient soutenir la progression du bénéfice par action dans les années à venir. Si ce dernier est attendu stable sur l’exercice en cours, il pourrait progresser de 4 % en 2027 puis de 10 % en 2028, soit un niveau supérieur d’environ 6 % au consensus. Dans ce contexte, l’objectif de cours a été relevé de 270 à 290 euros, confirmant la confiance dans la capacité du groupe à générer une croissance durable.

Rheinmetall (DE0007030009) : un potentiel toujours significatif malgré des enjeux d’exécution

Rheinmetall présente un profil plus contrasté à court terme, avec un recul de 5,73 % depuis le début de l’année, mais une progression de 11,52 % sur un an. Le 17 mars, sur easybourse.com, JPMorgan a maintenu sa recommandation à surpondérer, assortie d’un objectif de cours de 2 130 euros, traduisant un potentiel de revalorisation encore important.
La banque d’investissement souligne toutefois que l’enjeu principal réside désormais dans la capacité du groupe à exécuter sa stratégie. Malgré un Earnings Before Interest Taxes and Amortization (EBITA)*2025 inférieur aux attentes et une légère révision à la baisse des estimations de bénéfice par action pour la période 2026-2030, Rheinmetall devrait conserver la trajectoire de croissance la plus dynamique du secteur de la défense en Europe. JPMorgan évoque un potentiel de hausse d’environ 30 %, à condition que les objectifs fixés à l’horizon 2030 soient atteints, notamment un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros et une marge EBITA supérieure à 20 %.
Le broker met également en avant plusieurs éléments positifs, tels que les progrès réalisés dans les contrôles financiers, l’intégration du chantier naval NVL acquis pour 1,5 milliard d’euros et la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement. Il souligne néanmoins que certains retards liés aux décisions gouvernementales pourraient différer une partie des ventes, illustrant la dépendance du secteur aux calendriers politiques.

MTU Aero Engines (DE000A0D9PT0) : un point d’entrée jugé attractif dans un contexte chahuté

MTU Aero Engines affiche une performance négative, avec un recul de 12,19 % depuis le début de l’année et de 8,64 % sur un an. Le titre a notamment subi un repli d’environ 25 % depuis la mi-février, en raison des incertitudes pesant sur le trafic aérien ainsi que de la hausse des prix du carburant.
Dans ce contexte, sur easybourse.com, Berenberg a confirmé le 24 mars sa recommandation à l’achat, avec un objectif de cours de 420 euros. Le broker considère que cette correction offre un point d’entrée attractif pour les investisseurs. Il souligne que l’exposition directe du groupe au Moyen-Orient reste limitée, représentant environ 7 % de la flotte, ce qui réduit l’impact potentiel des tensions régionales sur ses fondamentaux.
Par ailleurs, les perspectives de croissance demeurent solides, soutenues par l’augmentation continue du parc de moteurs en service et par une demande soutenue dans les activités de maintenance, un segment structurellement porteur. Si un risque modéré subsiste sur les prévisions de bénéfices, les fondamentaux du groupe restent jugés robustes à moyen terme.

Wolters Kluwer (NL0000395903) : une valorisation redevenue attractive malgré un repli marqué

Wolters Kluwer se distingue par une correction significative, avec une baisse de 29,18 % depuis le début de l’année et de 56,25 % sur un an. Cette évolution traduit un repositionnement du marché, mais ouvre également des perspectives en termes de valorisation. En fin d’année dernière, ING avait réaffirmé sa recommandation à l’achat, maintenant le titre parmi ses valeurs favorites au Benelux, avec un objectif de cours fixé à 160 euros.
L’analyste mettait en avant une activité opérationnelle solide, illustrée par une croissance organique des revenus sur les neuf premiers mois de 2025 supérieure aux attentes. Au-delà de cette dynamique, le broker insiste sur la qualité du modèle économique du groupe, fondé sur des contenus propriétaires à forte valeur ajoutée. Dans des environnements professionnels où la fiabilité de l’information est essentielle, cette expertise constitue un avantage compétitif majeur face aux solutions reposant uniquement sur l’intelligence artificielle. Cette spécificité renforce la résilience du groupe et justifie, selon ING, une revalorisation à moyen terme.

Des profils extra-financiers globalement solides mais contrastés

Au-delà des fondamentaux financiers, ces quatre valeurs présentent des profils extra-financiers globalement solides, bien que hétérogènes. Schneider Electric se distingue nettement avec une note de 9,64 sur 10, reflétant un positionnement avancé en matière de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Rheinmetall obtient une note plus modeste de 5,53 sur 10, en lien notamment avec les spécificités du secteur de la défense.
Wolters Kluwer et MTU Aero Engines affichent des scores intermédiaires, respectivement de 7,18 et 7,16 sur 10, traduisant des pratiques ESG solides et en amélioration. Dans l’ensemble, cette sélection illustre un équilibre entre potentiel de performance financière et prise en compte croissante des enjeux extra-financiers, désormais incontournables dans les décisions d’investissement.

*Ebitda : le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement désigne, en finance, le bénéfice d'une société avant que n'en soient soustraits les intérêts, les impôts sur les sociétés, les dotations aux amortissements et les provisions sur immobilisations.

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