Le Vatican va construire une centrale agrivoltaïque à ?100 mlns - sources
par Giselda Vagnoni
ROME, 22 août (Reuters) - Le Vatican va ?construire une centrale agrivoltaïque qui pourrait alimenter le Saint-Siège en électricité d'origine renouvelable d'ici deux ?ans, ont déclaré des sources impliquées dans les discussions sur le projet.
Cette centrale d'un montant estimé à 100 millions d'euros devrait afficher une capacité de 80 à 90 mégawatts, ce ?qui en ferait l'une des plus grandes installations de ce type sur la péninsule italienne, ont ajouté ces sources.
Dans ?les centrales agrivoltaïques, les panneaux solaires sont ?installés en hauteur à plusieurs mètres du sol sur des surfaces agricoles propices aux ?cultures ou à l'élevage.
Le site choisi est celui de Santa Maria di Galeria, propriété du Vatican située en banlieue nord-ouest de Rome d'une superficie ?de 450 hectares, qui abrite ?les installations de transmission de Radio Vatican depuis les années ?1950.
L'Italie a ratifié cette année un accord bilatéral portant sur l'aménagement du domaine et une commission italo-vaticane conjointe s'est réunie au début du mois pour lancer le projet.
A l'issue des ?discussions, les membres ?de la commission n'ont divulgué aucun détail concernant le coût, la capacité ?ou le calendrier du projet. Selon les sources interrogées par Reuters, la construction de ?la centrale pourrait prendre entre 18 et 24 mois, permis et démarches administratives ?compris.
L'installation de panneaux solaires couvrirait environ 200 hectares, soit près ?de la moitié du ?site de Santa Maria di Galeria, selon l'une des deux sources.
La Cité du Vatican, siège ?de l'Église catholique abritant la basilique Saint-Pierre, est ?le plus petit pays du monde, abritant moins de 900 habitants sur 440 hectares en plein coeur de ?Rome.
La centrale est conçue pour alimenter la station de transmission de Radio Vatican et contribuer à rendre l'État du Vatican totalement autosuffisant en énergie. Selon les sources, ?l'électricité produite pourrait également servir à des établissements liés au Saint-Siège comme l'hôpital Bambino Gesù de Rome. Tout excédent sera mis à la disposition de l'Italie.
Ce projet était une priorité pour le défunt pape François, mort en 2025, le premier pontife à accepter le consensus scientifique sur le changement climatique, et a été approuvé par son successeur Léon XIV.
(Jean-Stéphane ?Brosse pour la version française)