GB: Le ministre des Finances tente d'insuffler de l'optimisme quant à l'économie avant son premier budget

Publié le 07 Septembre 2026

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GB: Le ministre des Finances tente d'insuffler de l'optimisme quant à l'économie avant son premier budget

GB: Le ministre des Finances tente d'insuffler de l'optimisme quant à l'économie avant son premier budget

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par Andy Bruce

COVENTRY, Angleterre, 7 septembre (Reuters) - Le ministre britannique des Finances, John ?Healey, a profité de son premier grand discours depuis son entrée en fonction pour offrir une vision plus optimiste de l'économie, à quelques ?semaines de la présentation d'un budget annuel qui pourrait comporter des décisions difficiles en matière de fiscalité et de dépenses publiques.

Lors d'une intervention prononcée lundi dans un pôle industriel du centre de l'Angleterre, John Healey, en poste depuis juillet, a annoncé son intention d'accorder ?aux régions urbaines davantage de compétences pour attirer les investissements privés, dans le cadre du projet de décentralisation du Premier ministre Andy Burnham.

Il a également souligné son engagement en faveur ?de la discipline budgétaire et de la maîtrise de la hausse ?des coûts pour les entreprises et les citoyens, notamment par une réduction de 25% des coûts réglementaires d'ici aux prochaines ?élections, prévues en 2029.

"Si la trajectoire de croissance de la Grande-Bretagne a été faible, cela doit désormais changer", a-t-il dit, évoquant des signes positifs liés à la croissance au premier semestre et des indices indiquant ?que "la productivité (commence) enfin à remonter après des décennies ?de retard par rapport à nos pairs".

Le défi est de taille, ce qui a d'ailleurs été ?clairement mis en évidence par une annonce intervenue au moment même de l'intervention du ministre : le plus grand constructeur automobile britannique, Jaguar Land Rover, prévoit de supprimer 4.000 emplois dans le monde entier au cours des deux prochaines années.

Interrogé sur la menace pour l'emploi, John ?Healey a répondu que ?cela montrait à quel point le gouvernement devait s'efforcer de favoriser la croissance dans tout le pays, plutôt ?que de dépendre d'une poignée de grands pôles économiques.

Plusieurs gouvernements britanniques précédents ont fait de la relance de la croissance leur priorité, ?avec un succès limité.

RESPECT DES RÈGLES BUDGÉTAIRES

L'actuel ministre des Finances a toutefois souligné sa volonté de présenter une vision ?optimiste sur l'économie britannique, contrairement à sa prédécesseure, Rachel Reeves, qui, dans certains de ses ?premiers discours, s'était plutôt concentrée sur ?la situation budgétaire difficile dont elle avait hérité.

John Healey a refusé à plusieurs reprises de commenter ses projets fiscaux avant la présentation ?de son premier budget, prévu le 28 octobre prochain, qui interviendra à ?un moment où les investisseurs s'inquiètent de l'impact inflationniste de la guerre en cours au Moyen-Orient, de la réduction de la marge de manoeuvre budgétaire et ?de l'augmentation des engagements de dépenses.

Le Chancelier de l'Échiquier et le Premier ministre Andy Burnham se sont tous deux engagés à respecter les règles budgétaires adoptées par l'ancien dirigeant travailliste Keir Starmer et Rachel Reeves, notamment l'objectif d'équilibrer les dépenses courantes et les ?recettes fiscales d'ici la fin de la décennie.

Cependant, John Healey subit déjà des pressions pour qu'il augmente les impôts dans son budget, compte tenu des projets du Premier ministre visant à renforcer les services sociaux et à accroître les dépenses de défense.

"Rester fidèles à nos valeurs signifie être honnêtes quant à la nécessité de contrôler les dépenses publiques", a-t-il dit, évoquant également les coûts de financement de la dette publique, qui ont récemment atteint des niveaux jamais vus depuis plusieurs décennies dans les principales économies mondiales.

(Reportage Andy Bruce ; version ?française Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

Reuters