Eli Lilly relève ses prévisions de chiffre d'affaires grâce à la demande de traitements amaigrissants

Publié le 29 Octobre 2026

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Eli Lilly relève ses prévisions de chiffre d'affaires grâce à la demande de traitements amaigrissants

Eli Lilly relève ses prévisions de chiffre d'affaires grâce à la demande de traitements amaigrissants

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29 octobre (Reuters) - Eli Lilly a relevé jeudi ses prévisions de chiffre d?affaires annuel ?après avoir dépassé les attentes au troisième trimestre, porté par la forte demande pour ses traitements injectables contre l?obésité.

Le laboratoire pharmaceutique basé à Indianapolis ?table désormais sur un chiffre d?affaires annuel compris entre 91 et 92 milliards de dollars (entre 81,83 et 82,73 milliards d'euros), renforçant son avance sur son concurrent danois Novo Nordisk sur le marché du GLP-1. Sa capitalisation boursière atteint 1.200 milliards de dollars.

"Les positions longues sont nombreuses, mais ?nous avons constaté une certaine nervosité concernant la dynamique des prix et les attentes élevées", a déclaré Trung Huynh, analyste chez RBC, soulignant que la révision à la hausse des ?prévisions de 5,5 milliards de dollars dépasse largement les attentes et devrait ?apaiser les inquiétudes liées aux prix pour l?instant.

L?action Lilly progressait de 4,5% à 1.346 dollars avant l?ouverture de la Bourse.

La société ?a toutefois abaissé ses prévisions de bénéfice ajusté, les ramenant à une fourchette comprise entre 35,00 et 36,00 dollars par action.

Lilly prévoyait auparavant un chiffre d?affaires compris entre 85,0 milliards et 87,0 milliards de dollars et un bénéfice ?par action compris entre 35,50 et 36,50 dollars.

Au ?troisième trimestre, le chiffre d?affaires du groupe a atteint 24,4 milliards de dollars, dépassant les attentes ?des analystes, à 22,61 milliards. Le bénéfice ajusté s?est établi à 7,48 dollars par action, contre 6,26 dollars attendus, selon les données de LSEG.

Les ventes de Mounjaro, un traitement contre le diabète, ont atteint 10,72 milliards de dollars au troisième trimestre, dépassant les attentes de Wall Street, ?qui tablaient sur 10,16 milliards.

Les ventes ?de Zepbound, traitement injectable contre l?obésité, se sont élevées à 5,35 milliards de dollars, contre 5,09 milliards attendus.

Ces ?résultats solides contribueront à atténuer les inquiétudes du marché, qui craignait que la forte érosion des prix liée au tarif de 50 dollars ?par mois pour les bénéficiaires de Medicare ne l?emporte sur l?explosion des volumes.

En revanche, la pilule amaigrissante Foundayo a généré ?184 millions de dollars de ventes, en deçà des 216,86 millions attendus.

Les investisseurs suivent de près ?le lancement de Foundayo, qu?ils considèrent ?comme un test décisif permettant de déterminer si Lilly est en mesure de contrer l?avantage de premier entrant dont bénéficie Novo avec son traitement ?oral Wegovy.

Bien que les premières prescriptions de Foundayo aux États-Unis aient été ?inférieures à celles de son concurrent danois, le médicament de Lilly pourrait devenir un moteur de croissance significatif à mesure de son lancement sur davantage de marchés internationaux.

Foundayo ?a été lancé aux États-Unis et au Royaume-Uni en début d?année et pourrait potentiellement être commercialisé dans d?autres pays européens d?ici la fin de l?année.

Les prix de Lilly ont baissé de 15% au troisième trimestre, ce qui a partiellement compensé l?effet d?une hausse de 53% ?des volumes. Cette baisse atteint 7% aux États-Unis et 29% à l?international, notamment en raison du remboursement de Mounjaro en Chine.

Alors même que les injections anti-obésité de Lilly maintiennent leur dynamique commerciale, l?attention de Wall Street se tourne vers le retatrutide, le candidat de nouvelle génération de la société destiné à la perte de poids, dont le dossier réglementaire devrait être déposé l?année prochaine.

Le retatrutide s?est révélé capable d?entraîner une perte de poids moyenne de 24% lors d?essais cliniques de phase intermédiaire, dépassant ainsi les résultats des médicaments déjà commercialisés.

(Reportage Patrick Wingrove, Christy Santhosh ?et Sriparna Roy, version française Elena Smirnova)

Reuters