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Paris entame avec prudence la semaine des banques centrales
publié le 16/03/2026
(Zonebourse.com) - Alors que les perturbations sur le marché pétrolier restent au premier rang des préoccupations, la Bourse de Paris commence en repli modeste cette semaine qui sera placée sous le signe de la politique monétaire, avec les réunions des grandes banques centrales occidentales.
Un peu avant 10h20, le CAC 40 affiche un recul d'environ 0,3%, vers 7 889 points, tandis que l'indice paneuropéen STOXX Europe 50 essuie un repli du même ordre, que le FTSE 100 de Londres grappille 0,1% et que le DAX 40 de Francfort cède 0,1%.Pour mémoire, de l'autre côté de l'Atlantique, le Nasdaq 100 et le S&P 500 ont terminé tous deux en baisse de 0,6% vendredi, à respectivement 24 381 points et 6 632 points, tandis que le Dow Jones ne s'est effrité que de 0,25% environ, à 46 558 points.
Une semaine placée sous le signe de la politique monétaireLes grandes banques centrales occidentales se réuniront à moins de 24 heures d'intervalle cette semaine, la Fed américaine devant rendre son verdict mercredi soir, suivie de la Banque d'Angleterre, puis de la BCE en milieu de séance jeudi."La semaine à venir offre aux grandes banques centrales la première occasion officielle de réagir aux chocs provoqués par le conflit au Moyen-Orient", soulignait Allianz Global Investors en fin de semaine dernière.
"Les décideurs politiques commenceront à tracer la voie à suivre face à une source indésirable de perturbations qui vient entraver leurs efforts visant à ramener l'inflation à son objectif de manière régulière et durable", poursuivait le gestionnaire d'actifs."Pour la sixième réunion consécutive depuis la dernière baisse de taux en juin 2025, la Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir son taux de dépôt à 2%", pronostiquait plus spécifiquement François Rimeu, chez Crédit Mutuel AM.Selon lui, elle ne devrait pas modifier sa politique à court terme malgré le Moyen-Orient, jugeant que l'ampleur et la durée du choc d'offre lié aux perturbations dans le détroit d'Ormuz "restent trop incertaines pour justifier une réaction immédiate".
D'après ce stratégiste senior, l'institut monétaire francfortois "continuera néanmoins de surveiller de près leurs effets potentiels, en particulier sur les anticipations d'inflation et les effets de second tour".Des statistiques intéressantes attendues cette semaineOutre les réunions des banques centrales, la semaine qui commence verra paraître des données macroéconomiques intéressantes, parmi lesquelles l'indice ZEW en Allemagne pour mars ou l'inflation dans la zone euro.Aux États-Unis, sont attendus notamment les indices d'activité Empire State et Philly Fed, la production industrielle et les prix producteurs de février, ou encore les commandes industrielles et les ventes de logements de janvier.Le pétrole toujours au coeur des préoccupationsSur le marché pétrolier, les cours évoluent toujours à des plus hauts depuis juillet 2022 après les frappes menées ce week-end par les États-Unis contre l'île iranienne de Kharg, par laquelle l'Iran exporte 90% de son pétrole.
Ce matin, le baril de Brent progresse encore de 1,7% à 105,6 USD et le WTI américain avance de 1,4% à 100,1 USD, des niveaux donc supérieurs ou proches du "seuil de douleur" identifié autour de 100 USD le baril."Malgré tout le remue-ménage autour de la hausse du prix du pétrole, la réalité est qu'aux niveaux actuels, le choc économique est plutôt atténué", tempère cependant Société Générale, rappelant que le prix du pétrole est bien en dessous de ses sommets historiques.La banque française souligne aussi que les économies européennes ont atteint leur pic pétrolier dans les années 1990 et que leur consommation est actuellement inférieure d'un tiers à ce qu'elle était à l'époque."Bien sûr, la question est de savoir si cela signifie que le choc économique sera contenu ou si les prix ont encore beaucoup de chemin à faire pour ajuster la demande face à la baisse de l'offre", reconnaît-elle néanmoins.Soitec et STMicroelectronics se distinguent à ParisDans l'actualité des valeurs à Paris, Soitec ( 5,5%) prend la tête du SBF 120 après une prolongation de 10 ans de son partenariat avec National Silicon Industry Group, en réponse à la demande croissante en Chine pour ses produits et technologies SOI.
Toujours dans le domaine des semi-conducteurs, STMicroelectronics ( 2,5%) signe de loin la meilleure performance du CAC 40, sur fond de propos favorables d'Oddo BHF qui réaffirme son opinion "surperformance" avec un objectif de cours relevé de 36 à 40 EUR.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.