Ouverture
L'Europe en ordre dispersé sur fond de timides avancées dans le conflit moyen-oriental
publié le 28/04/2026
(Zonebourse.com) - Une nouvelle lueur d'espoir a émergé pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Deux mois après le début des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran a proposé un nouveau plan de paix, évoquant notamment une réouverture du détroit d'Ormuz.
90 minutes après l'ouverture des marchés, les marchés européens font preuve de prudence, évoluant en ordre dispersé. Le CAC 40 gagne 0,19% à 8 157,11 points, après deux baisses de suite. L'Eurostoxx 50 avance de 0,05% à 5 863,25 points. Francfort et Amsterdam se replient.
D'après ce plan, les discussions autour du nucléaire iranien seraient menées dans un deuxième temps.Donald Trump a rassemblé hier ses principaux conseillers en sécurité pour étudier les propositions de l'Iran, a confirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, suite à des informations de presse selon lesquelles Téhéran a émis une nouvelle offre via les médiateurs pakistanais.
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, demande à Téhéran de faire " des concessions majeures et de changer radicalement de posture", pour trouver une "solution durable" à la crise moyen-orientale, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.Dans ce contexte, les cours du pétrole continuent de progresser. Vers 10h30, le Brent gagne 2,48% à 110,99 dollars. Le WTI avance de 2,26% à 98,90 USD.
Air Liquide déchante, Nexans, bp et Canal s'enchantentDu côté des valeurs, Air Liquide (-2,71%) est lanterne rouge du CAC 40. Le titre du producteur de gaz industriel recule après une performance trimestrielle décevante. Sur les trois premiers mois de l'année 2026, il a généré un chiffre d'affaires de 6,786 milliards d'euros, en baisse de 3,5% en données publiées.A l'inverse, Nexans ( 7,97%) grimpe et occupe la tête du SBF 120.
Le spécialiste des cables affiche un chiffre d'affaires standard de 1,5 MdEUR au premier trimestre 2026, en augmentation de 1,3% en données totales. En 2026, et conformément à la feuille de route stratégique 2025-2028 dévoilée en novembre 2024, Nexans confirme prévoir de réaliser un EBITDA ajusté compris entre 730 MEUR et 810 MEUR et un flux de trésorerie disponible compris entre 210 MEUR et 310 MEUR.En Europe, bp ( 2,45%) se classe en première position du FTSE 100.
Le groupe pétrolier a publié ce matin des résultats pour le premier trimestre 2026 dépassant largement les performances de la fin d'année précédente. Porté par une bonne exécution dans ses activités de trading, le groupe renforce sa politique de rémunération des actionnaires tout en ajustant sa structure de capital. BP a affiché un bénéfice sous-jacent de 3,198 milliards de dollars, un bond significatif par rapport au niveau enregistré au trimestre précédent (1,541 milliard de dollars).
A Londres, le groupe Canal ( 3,18%) progresse à la faveur de revenus en hausse de 41% sur un an pour les 3 premiers mois de 2026 à 2,169 MdsEUR, (hors MultiChoice Group). La société de médias maintient ses objectifs sur l'exercice en cours : Il table ainsi pour 2026 sur un chiffre d'affaires stable, un résultat opérationnel ajusté de 735 MEUR, et un flux de trésorerie disponible (FCF) avant règlement du litige relatif à la TVA et des frais de restructuration supérieur à 250 MEUR.Ce soir, après la clôture des marchés en Europe, des poids lourds dévoileront à leur tour leurs résultats du premier trimestre : Adp, Alten, Airbus, Teleperformance, Worldline.
La BCE en vedette jeudiOutre l'évolution de la situation géopolitique et la publication des résultats trimestriels, les investisseurs prendront connaissance jeudi de la décision de politique monétaire de la BCE. Elle sera dévoilée à 14h15.Sur ce point, Bénédicte Kukla, chief strategist chez Indosuez Wealth Management, estime que " " la BCE devrait rester attentiste lors de sa réunion du 30 avril, maintenant une posture d'observation pendant que les marchés financiers resserrent eux-mêmes les conditions : le rendement du Bund allemand à 10 ans a dépassé 3 % (contre environ 0 % au début de la guerre en Ukraine), ce qui renchérit le coût du crédit et réduit la nécessité d'une intervention immédiate de la BCE.
De son côté, Martin Wolburg, économiste senior chez Generali Investments, explique que "la présidente Lagarde a indiqué en mars que même un bref dépassement de l'inflation pourrait justifier une hausse prudente des taux directeurs, pour des raisons de crédibilité et d'anticipation".Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.