Ryanair prévoit une stagnation de ses tarifs estivaux, le conflit au Moyen-Orient pesant sur les réservations
DUBLIN, 18 mai (Reuters) - La compagnie aérienne irlandaise ?Ryanair a estimé lundi que l'incertitude économique devrait écarter toute évolution à ?la hausse de sa grille tarifaire durant la saison estivale, période de forte affluence, et a annoncé un bénéfice pour l'exercice clos en mars légèrement ?supérieur aux prévisions.
La plus grande compagnie aérienne d'Europe en termes de nombre de passagers a déclaré ?la semaine dernière qu'elle ne s'attendait pas ?à une perturbation de l'approvisionnement en kérosène en Europe cet été, ?mais que ses bénéfices pourraient subir "une légère pression" au cours de l'exercice fiscal actuel, qui s'achève fin mars 2027, si ?les prix du pétrole ?restaient élevés.
Lundi, elle a annoncé un bénéfice après impôts ?de 2,26 milliards d'euros (2,63 milliards de dollars) pour l'exercice clos en mars, contre une prévision de 2,20 milliards d'euros selon un sondage réalisé par la ?compagnie auprès d'analystes.
Ce ?chiffre n'inclut pas une provision exceptionnelle de 85 millions d'euros ?liée à une amende infligée en décembre par l'autorité italienne de la ?concurrence, dont la compagnie estime qu'elle sera annulée en appel.
«Les ?tarifs ont quelque peu baissé ces dernières semaines en ?raison de l'incertitude économique ?causée par la hausse des prix du pétrole, la crainte d'une pénurie ?de carburant et le risque que ?l'inflation ait un impact négatif sur les dépenses de consommation", précise la compagnie aérienne dans un ?communiqué.
Les tarifs pour le trimestre juillet-septembre, qui devaient initialement afficher une hausse annuelle de l'ordre d'un pourcentage à un chiffre, "tendent désormais à ?se stabiliser", indique le communiqué.
"Compte tenu de l'absence totale de visibilité sur le second semestre et de la forte volatilité des prix du carburant et de l'approvisionnement, il est bien trop tôt pour fournir des prévisions de bénéfices significatives pour l'exercice 2027 à l'heure actuelle", ajoute la compagnie.
(Par Conor Humphries; ?Version française Matthieu Huchet)