Pré-ouverture
Wall Street attendue hésitante, l'Europe dans le vert à mi-séance
publié le 06/06/2024
par Augustin Turpin
(Reuters) - Wall Street est attendue hésitante jeudi et les Bourses européennes progressent à mi-séance, les opérateurs attendant la publication des chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis pour juger de la robustesse du marché de l'emploi américain.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,06% pour le Dow Jones, 0,02% pour le Standard & Poor's-500 et en hausse de 0,07% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,46% à 8.042,94 vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax progresse de 0,72% et à Londres, le FTSE avance de 0,31%.
L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 prend 0,70%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,69% et le Stoxx 600 0,69%.
Les Bourses européennes consolident leurs gains à mi-séance, l'optimisme étant de mise dans l'attente de la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) qui devrait procéder à une première baisse des taux d'intérêt après deux ans d'un resserrement monétaire drastique.
Le S&P 500 et le Nasdaq ont touché mercredi des records, portés par un bond de la "tech", alors que la faiblesse des dernières données économiques américaines a relancé les paris d'un assouplissement anticipé de la politique budgétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Nvidia est en hausse de 1% en avant-Bourse après avoir atteint mercredi pour la première fois le seuil des 3.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, dépassant Apple au rang de deuxième plus grande valorisation mondiale.
Dans son sillage, le secteur technologique a gagné près de 2,6% mercredi, porté par la baisse des rendements obligataires, qui ont accusé mercredi leur cinquième séance consécutive de repli.
"Le fait que Nvidia vaille désormais plus qu'Apple est frappant (...) On a l'impression que tant que le prix de l'action de Nvidia augmente, les investisseurs sont heureux et tout va bien sur les marchés", a déclaré Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell.
Alors que l'enquête mensuelle du cabinet ADP a montré mercredi que le secteur privé aux Etats-Unis a créé moins d'emplois qu'attendu en mai, l'attention se concentre sur la publication des chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage, qui devraient donner un panorama plus complet du marché de l'emploi américain.
Selon l'outil FedWatch du CME, les opérateurs évaluent à 67% les chances d'une réduction des taux directeurs de la Fed en septembre. Ils prévoient également environ deux réductions cette année, d'après les données de LSEG. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
Atos bondit de 9,5% après avoir repoussé la décision sur les deux offres révisées de restructuration financière qu'il a reçues, l'une émanant du consortium emmené par Onepoint, la société de David Layani, et l'autre de la société EP Equity Investment (EPEI) de l'homme d'affaires tchèque Daniel Kretinsky.
Rémy Cointreau progresse d'environ 3% après avoir dit tabler sur une amélioration progressive en organique de sa marge opérationnelle courante pour 2024-2025.
TAUX
Le rendement des Treasuries à dix ans gagne 0,8 point de base (pb) à 4,2967% après avoir perdu cinq points de base la veille et accusé une cinquième séance consécutive de repli.
Le Bund allemand à même échéance gagne 3,5 pb à 2,5320%.
CHANGES
Le billet vert est affaibli par les anticipations d'un assouplissement monétaire de la Fed plus tard dans l'année, qui ont fait reculer les rendements obligataires mercredi.
Le dollar recule (-0,02%) face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro gagne 0,07% à 1,0876 dollar.
PÉTROLE
Les anticipations de réduction des taux de la Fed en septembre portent les cours du brut mais la hausse est limitée par la progression des stocks hebdomadaires aux Etats-Unis et la décision de l'Opep+ d'assouplir sa politique de réduction de la production.
Le Brent prend 0,31% à 78,65 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) progressant de 0,39% à 74,36 dollars.
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Kate Entringer)