Pré-ouverture
Le calme prévaut en Europe à l'issue d'une semaine globalement décevante
publié le 30/01/2026
(Zonebourse.com) - Les Bourses européennes devraient débuter sans grande direction vendredi matin, à l'issue d'une semaine riche en résultats d'entreprises et en réunions de politique monétaire, des rendez-vous qui n'ont pas constitué les catalyseurs escomptés en vue d'impulser une nouvelle orientation aux marchés.
Aux alentours de 8h15, les contrats à terme sur indices suggèrent des gains de l'ordre de 0,3% pour l'indice CAC 40 à Paris, comme pour le DAX à Francfort ou encore l'Euro STOXX 50, mais le le FTSE 100 à Londres est attendu en repli de 0,1% à l'ouverture.Avec une perte de près de 1% sur les quatre dernièrez séances, le marché parisien s'achemine vers sa troisième performance hebdomadaire négative d'affilée, ce qui le conduit à accuser désormais un repli de l'ordre de 1% depuis le 1er janvier, loin des records établis il y a deux semaines, à quasiment 8 400 points.
Sans surprise, le discours bien rôdé déroulé mercredi par la Fed - qui implique que le cycle d'assouplissement monétaire actuel pourrait être mis en "pause" pendant quelques mois - n'a eu qu'un impact modéré sur le moral des investisseurs."En un mot, ce FOMC a été ennuyeux, ce qui n'est pas une mauvaise chose", déclare Jack McIntyre, gérant de portefeuille chez Brandywine Global, filiale de Franklin Templeton.Au-delà du "statu quo" sur les taux, le langage prospectif de la Réserve fédérale, qui semble toujours aussi tiraillée entre une inflation tenace et un marché du travail qui commencer à tourner au ralenti, laisse penser qu'il n'existe actuellement aucun sentiment d'urgence chez Jerome Powell et ses collaborateurs.
"Dans ce contexte, ni la Fed ni les marchés ne sont pressés de voir des taux directeurs plus bas avant, au minimum, l'été", prophétise Jack McIntyre.La semaine a par ailleurs été extrêmement chargée en résultats, avec un bilan qui s'avère mitigé puisque certains géants de la tech américaine, Microsoft en tête, ont rapporté des chiffres en deçà des attentes des analystes, pesant largement sur le sentiment de marché."La grande question pour 2026, c'est de savoir si la phase de marché haussier va se poursuivre, ou si trois ans de hausse des valorisations dans le secteur technologique vont finir par pousser la tendance à s'inverser", rappelle Laurent Denize, le directeur des investissements chez Oddo BHF AM.En dépit de ces déceptions, Wall Street s'est offert un "come back" assez remarquable hier soir, avec une clôture pratiquement à l'équilibre, ce qui semblait franchement improbable sachant que le Nasdaq a perdu jusqu'à 2,5% au plus bas du jour.
Au coup de cloche final, l'indice à forte pondération technologique accusait un repli limité de 0,7%, mais le Dow Jones parvenait à terminer la journée dans le vert , quoique in extremis ( 0,1%).Clôturant une semaine riche en résultats d'entreprises, Apple a dévoilé dans la soirée d'hier des résultats au-dessus des attentes grâce à des ventes record pour l'iPhone 17, mais le titre cédait malgré tout environ 0,3% en cotations d'avant-Bourse.Au vu des "futures" sur indices, Wall Street devrait d'ailleurs ouvrir en baisse vendredi, au terme d'une semaine qui devrait a priori être marquée par une progression hebdomadaire pour le S&P 500 et le Nasdaq, mais par un repli du Dow.Mais cette bonne tenue apparente des marchés d'actions s'est également accompagnée d'une montée du scepticisme, avec comme corolaire une envolée des prix de l'once d'or, dont le "spot" a franchi mercredi pour la première fois la barre des 5 500 dollars, un signe sans équivoque d'une recherche de protection en cas de crise rappelant l'engouement dont bénéficiaire le métal jaune dans les années 1970.
Dans le même temps, le dollar s'est affaibli, suggérant que les investisseurs internationaux s'interrogent de plus en plus sur la stabilité politique des Etats-Unis et la fiabilité de leur gouvernement. Après ses plus hauts depuis 2021 établis dans le semaine, l'euro revient ce matin en direction de 1,1930 face au billet vert.Le marché pétrolier met fin à une série de trois séances consécutives de hausse, qui avait été motivée par la résurgence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, avec notamment un durcissement du discours américain vis-à-vis de l'Iran qui ravivé les craintes de perturbations au niveau de l'offre, sans compter les effets de la tempête hivernale Fern qui a soufflé aux Etats-Unis.Le Brent cède 1,5% à 69,6 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) lâche 1,8% à 64,2 dollars.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.