Bilan 2025 : ce que l’année a changé … ou pas !

Ce qui n’a pas changé :
• Extension du cycle économique et de marché.
• Domination des 7 Magnifiques et de la thématique IA : tant sur le plan macro que d’un point de vue marché, l’IA/Tech reste le grand thème.
• Leadership de la Value – notamment des banques – en Europe : un nouveau rallye des valeurs bancaires et une nouvelle année de forte surperformance de la Value.
• Sous-performance des petites capitalisations et moyennes capitalisations : malgré un premier semestre encourageant, les petites et moyennes valeurs ne rattrapent toujours pas leur retard.
• Valorisations élevées sur les actions : élevées sur la plupart des marchés et très élevées aux Etats-Unis.
• « Vibecession » : déconnexion persistante entre les performances positives de l’économie, des marchés, et le sentiment, négatif, des investisseurs et consommateurs.

Ce qui a changé :
• Forte hausse de l’incertitude et appréciation massive de l’or : droits de douane, OBBB, géopolitique…Plus forte hausse de l’or depuis 1979.
• Fin de l’exceptionnalisme américain : ralentissement de la croissance, sous-performance du S&P 500, baisse du dollar.
• Regain d’intérêt pour l’Europe : retour des actions européennes sur le devant de la scène, après un pessimisme extrême fin 2024.
• Révolution budgétaire en Allemagne : changement historique de mentalité en Allemagne, avec une remise en cause profonde de l’orthodoxie budgétaire.
• Retour en grâce des Émergents : tirés par la performance stratosphérique du marché coréen, les Émergents connaissent leur plus forte surperformance depuis 2017.
• Premières alertes sur des « bulles » de liquidité : cryptos, actifs privés.

Bilan 2025 : performances des marchés actions

L’Europe surperforme (en euros), grâce à une nouvelle année « Value », les États-Unis sous-performent malgré le leadership renouvelé des 7 Magnifiques.

Les 10 surprises pour 2026

-Une incertitude géopolitique durable
-Pas de récession mondiale, croissance attendue autour de 3%.
-Désinflation graduelle aux USA et en Europe, mais pas de retour aux années 2010
-Cycle de baisse des taux en place, mais avec un plancher plus haut
-Un dollar légèrement baissier
-Des actions en hausse mais une trajectoire plus heurtée : « policy mix » porteur, capex IA et réduction des vents contraires (droits de douanes, volatilité sur le change)
-Une croissance solide des bénéfices anticipée (+17% sur les EM, +12% aux USA, +5% sur l’Europe). Une diversification nécessaire au-delà des mégacaps US
-Les matières premières toujours dynamiques : l’or comme actif refuge, le cuivre ou l’aluminium en raison de l’électrification et des data centers
-Les actifs réels continuent leur progression : infra énergie, dette privée, titrisation
Crédit : des spreads contenus mais vigilance accrue sur la dette privée

Ce qui semble controversé pour 2026

-La croissance américaine : de la récession au « no landing ».
-L’inflation : retour vers les 2%... ou une inflation « collante » sur fond de hausse du prix des biens (relocalisation, droits de douane,…).
-La Fed : cycle de baisses « confortable » ou politique monétaire sous tension ?
-Dollar : à la croisée des chemins, rebond, stabilisation ou baisse prolongée ?
-Taux longs : gros rally ou « bear steepener » ?
-Actions américaines : progression continue portée par la croissance solide des bénéfices ou contraction violente des multiples sur légère déception ?
-L’IA : productivité et diffusion des bénéfices ou bulle et crash des capex ?
-Chine : reprise « au bazooka » ou décélération prolongée (immobilier, démographie) ?
-Matières premières : une pause dans l’envolée des prix ? Quid des actifs refuges ?
-Dette privée : risque contenu ou accident à venir ?

Sratégie d’investissement : les recommandations pour 2026

-Continuer à diversifier en dehors des Etats-Unis : valorisations élevées, forte concentration, tendance baissière du dollar, incertitude politique et économique… Les actions américaines, oui, mais pas seulement !
-Banques, IA, matières premières stratégiques : place à la sélectivité : après un momentum puissant, il est temps de se montrer plus discriminant sur ces secteurs porteurs à long terme.
-Les actions européennes, une asymétrie favorable : une valorisation relative toujours attractive, des flux à peine revenus et beaucoup de bonnes surprises possibles… Le potentiel européen est intact et le thème de la souveraineté va rester un must
-Oser être « contrarian » sur la qualité européenne : un contexte macroéconomique plus favorable, des valorisations normalisées et un axe de diversification…
-Profiter du retour en grâce des émergents : baisse des taux de la Fed et du dollar, résilience de la croissance mondiale et regain d’appétit des investisseurs… il n’est pas trop tard pour revenir sur les Émergents ! Le moment de revenir sur l’Inde ?
-Crédit, toujours incontournable : portage toujours intéressant, risque asymétrique à la baisse sur les taux, faible taux de défaut… malgré la compression des primes de risque, le crédit reste un actif incontournable dans une allocation diversifiée.