Les efforts pour acquérir les actifs de Lukoil continuent malgré l'accord avec Carlyle, selon des sources
par Anna Hirtenstein
6 février (Reuters) - Chevron fait partie de l'une des deux sociétés au moins se disputant les actifs mondiaux de Lukoil malgré l'accord initial conclu la semaine ?dernière par le groupe russe pour les vendre à la société américaine de capital-investissement Carlyle, ont déclaré quatre sources proches des négociations.
Lukoil a jusqu'au 28 février pour vendre ces actifs, date limite fixée par le Trésor ?américain, qui a imposé des sanctions à la société énergétique russe et Rosneft l'année dernière afin de pousser Moscou à conclure un accord de paix avec l'Ukraine.
Un partenariat entre Chevron et ?Quantum Energy Partners, basé au Texas, ainsi qu'un groupe dirigé par la banque d'investissement Xtellus Partners, ?sont toujours en pourparlers avec Lukoil et le gouvernement américain au sujet de ces actifs, ont déclaré deux sources proches des discussions.
"L'affaire n'est certainement pas encore conclue, Carlyle ?commence tout juste à examiner de plus ?près les actifs de Lukoil", a déclaré une source proche de Lukoil. "Le ?vent pourrait encore tourner sur cette vente."
Les sources ont refusé d'être identifiées en raison du caractère sensible de ces informations.
Lukoil a dit poursuivre les négociations avec d'autres acheteurs potentiels.
Quantum et Chevron ont refusé de commenter.
CARLYLE ?DISCUTE D'UN PARTENARIAT
Le portefeuille de Lukoil, initialement évalué à environ 22 milliards de dollars (18,65 milliards d'euros), a suscité l'intérêt d'au moins une douzaine d'entreprises, d'Exxon Mobil à l'ancien propriétaire de Pornhub, Bernd Bergmair.
Le Bureau du ?contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain a rejeté les offres de la société de ?négoce de matières premières Gunvor, basée à Genève, et de Xtellus.
Carlyle a accepté ?le 29 janvier d'acheter ?les actifs de Lukoil, à l'exception de ceux situés au Kazakhstan. Selon certaines sources, le fonds serait en ?pourparlers pour s'associer avec les fonds Mubadala, XRG et ?IHC, basés à Abou Dhabi, ainsi qu'avec la Société américaine de financement du développement pour conclure l'accord.
L'accord doit encore être approuvé les autorités. Lukoil aurait également besoin du feu vert du Kremlin et de la banque centrale russe, selon des sources proches du dossier.
Xtellus, l'ancienne succursale américaine de la banque russe VTB, travaille dans ?le cadre d'un consortium avec le milliardaire américain Todd Boehly et Allied Investment Partners des Émirats arabes unis, ont déclaré des sources proches du dossier.
Ils ont proposé de payer la transaction avec des actions Lukoil gelées détenues par des investisseurs américains, plutôt qu'en numéraire.
Le consortium cherche toujours à faire avancer ce projet et a eu des discussions avec des responsables américains, selon une sixième source.
(Rédigé par Anna Hirtenstein ; version française ?Etienne Breban, édité par Kate Entringer)