Ouverture
Les marchés portés par des espoirs sur le Moyen-Orient
publié le 10/03/2026
(Zonebourse.com) - La Bourse de Paris se redresse nettement ce mardi et affiche des gains solides en milieu de matinée, à l'instar de l'ensemble des places européennes, alors que les derniers propos de Donald Trump laissent espérer une accalmie de la situation au Moyen-Orient.
Un peu avant 10h30, le CAC 40 affiche une progression de l'ordre de 2%, vers 8 074 points, tandis que l'indice paneuropéen Stoxx Europe 50 avance de 2,7%, que le FTSE 100 de Londres grimpe de 1,8% et que le DAX de Francfort s'adjuge 2,5%.Pour mémoire, de l'autre côté de l'Atlantique, le S&P 500 a progressé lundi de 0,83% à 6 795,9 points, le Dow Jones a gagné 0,5% à 47 740,8 points et le Nasdaq 100 a avancé de 1,32% pour clôturer à 24 967,2 points.
Les derniers propos de Donald Trump rassurentLes principaux indices américains ont été soutenus par un rebond en fin de séance et par le recul des prix du pétrole, après que le président américain Donald Trump a laissé entendre que la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran pourrait approcher de son terme.Pour Joachim Klement, ce revirement serait dû au constat fait par Washington de l'absence de véritable solution viable permettant de contrer les frappes de drones iraniens susceptibles d'impacter le trafic pétrolier maritime dans le Golfe Persique, et tout particulièrement dans le détroit d'Ormuz.
"C'est un fait : que l'US Navy escorte les convois ou que Washington opte pour une invasion terrestre, les routes commerciales resteraient paralysées durant des mois", explique cet analyste chez Panmure Liberum. "Dans ces conditions, les Etats-Unis n'ont d'autre choix que de jouer la carte de la désescalade"."Si les tensions géopolitiques au Moyen-Orient commencent à s'atténuer et que les interventions du G7 contribuent à stabiliser les marchés de l'énergie, les prix du pétrole pourraient encore baisser", estime Linh Tran, analyste de marché chez XS.com. "Un tel développement améliorerait probablement le sentiment de risque et apporterait un soutien aux actions".
"En revanche, si le conflit s'aggrave ou si les perturbations de l'approvisionnement en pétrole s'intensifient, les prix de l'énergie pourraient à nouveau grimper. Cela augmenterait non seulement les pressions inflationnistes, mais pourrait aussi forcer la Fed à maintenir des taux d'intérêt plus élevés plus longtemps, ajoutant d'autres vents contraires aux actions", prévient-il toutefois.La rechute du pétrole plombe TotalEnergies, mais profite à ArcelorMittalPour l'heure, la décrue des cours du pétrole par rapport à leurs pics de la veille, ramenant le baril de WTI vers 88 USD et celui de Brent vers 92 USD actuellement, pèse sur TotalEnergies (-2,6%), qui fait ainsi figure de lanterne rouge du CAC 40.
À l'inverse, le sidérurgiste ArcelorMittal (à l'activité particulièrement énergivore) profite à plein de cette accalmie du côté de l'or noir, bondissant de 6,1%, devant les banques Société Générale ( 5,6%) et BNP Paribas ( 4,1%).STMicro ( 4,3%) figure aussi dans le peloton de tête du CAC 40, sur fond de propos favorables de Deutsche Bank qui réaffirme sa recommandation "achat" avec un objectif de cours porté de 28 EUR à 32 EUR, le groupe franco-italien se préparant selon lui à faire des centres de données IA l'un de ses principaux moteurs de croissance.Toujours dans l'actualité des valeurs, Renault gagne 2,5% après la présentation par le constructeur au losange de son nouveau plan stratégique baptisé "futuREady", un plan qui prévoit notamment le lancement de 36 nouveaux modèles d'ici 2030.
Les balances commerciales allemande et française s'améliorent en janvierAu chapitre des statistiques, on notera que l'Allemagne a engrangé un excédent commercial de 21,2 MdsEUR en janvier 2026, selon Destatis, à comparer à un surplus de 17,4 MdsEUR en décembre 2025.Cette amélioration d'un mois sur l'autre traduit une chute de 5,9% des importations de biens, à 109,2 MdsEUR, qui a largement compensé une contraction de 2,3% des exportations, à 130,5 MdsEUR, observée sur la même période.De son côté, le déficit commercial de la France s'est contracté à 1,84 MdEUR en janvier 2026, à comparer à 4,30 MdsEUR en décembre 2025, une amélioration qui reflète une très légère progression de 0,7% des exportations, à 53,43 MdsEUR, mais surtout une diminution de 3,6% des importations, à 55,27 MdsEUR.En cours d'après-midi, les opérateurs doivent encore prendre connaissance des ventes de logements anciens aux Etats-Unis pour le mois de février, qui seront dévoilées par la National Association of Realtors.
Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.