Ouverture
L'Europe en ordre dispersé malgré l'espoir d'une stabilisation de l'énergie
publié le 06/03/2026
(Zonebourse.com) - Les marchés européens évoluent en ordre dispersé dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran. Cette tendance s'explique principalement par une accalmie sur le front des prix de l'énergie et des espoirs de stabilisation géopolitique.
Vers 10h30, le CAC 40 perd 0,10% à 8 037,59 points. En revanche, l'Eurostoxx 50 progresse de 0,20% à 5 794,41 points. Londres et Francfort sont également pour l'instant en hausse. Le Trésor américain prévoit d'intervenir directement sur les marchés à terme du pétrole pour stopper la spéculation.
Cette approche est inédite, car elle s'attaque à la dimension financière du prix du baril plutôt que de se limiter à la gestion des stocks physiques (comme les réserves stratégiques). Le secrétaire à l'Intérieur, Doug Burgum, a confirmé hier que Washington étudie plusieurs leviers pour freiner l'envolée des prix de l'énergie.
Selon Bloomberg, les options vont du déblocage des réserves stratégiques à une intervention directe inédite sur les marchés financiers."L'évolution de la situation en Iran et son impact inflationniste via les prix de l'énergie continuent de dominer les marchés. L'incertitude reste extrême sur la suite alors que les bombardements continuent des deux côtés, que les États-Unis et l'Iran ont clairement fait savoir qu'ils ne reculent pas et que le détroit d'Ormuz reste de fait quasi fermé même si les Américains et certains alliés s'engagent pour rétablir le plus rapidement possible les flux énergétiques ouverts.
En l'état, les prix du pétrole et du gaz liquéfié sont en hausse de 15 dollars par baril (proche de 85) et de 15 euros par MWh (autour de 50), ce qui est significatif mais relativement contenu vu les incertitudes", souligne Xavier Chapard, stratégiste chez LBP AM. Vers 10h30, le Brent gagne 1,70% à 85,34 dollars et le WTI 3,47 à 81,62 dollars.Dans ce contexte de forte tension géopolitiques, Donald Trump a précisé ses intentions diplomatiques en prônant ouvertement un changement de régime à Téhéran, affirmant vouloir peser sur le choix du futur dirigeant iranien. Le président américain a estimé, par ailleurs, auprès de la chaîne NBC News, que le déploiement au sol de soldats était une option superflue.
"C'est une perte de temps. [Les Iraniens] ont tout perdu. Ils ont perdu leur marine. Ils ont perdu tout ce qu'ils pouvaient perdre", a t-il déclaré à la chaîne américaine.Parallèlement, les tensions s'accentuent à l'échelle régionale. L'armée israélienne a affirmé, ce matin, avoir mené "26 vagues de frappes dans la banlieue sud de Beyrouth", cette nuit, afin d'attaquer des "centres de commandement du Hezbollah", ainsi que des "immeubles qui abritaient des sites terroristes". Atos et Spie dans le rouge, Lufthansa en formeDu cote de la cote, Atos (0,61%) se replie. Le groupe informatique a publié un chiffre d'affaires annuel légèrement supérieur à 8 milliards d'euros, conforme à son objectif sur l'exercice 2025 mais en baisse de 11%.
Malgré une perte nette de 1,4 MdEUR, il anticipe une année de stabilisation en 2026, avant une accélération de la croissance entre 2027 et 2028, avec une progression annuelle du chiffre d'affaires de 5 à 7% et une marge opérationnelle de 10% d'ici 2028. Spie (-4,14%) recule également. Pourtant, le groupe de services multi-techniques a publié des résultats 2025 marqués par une rentabilité record et une forte génération de trésorerie. Soutenu par la croissance en Allemagne et une politique d'acquisitions active, le groupe relève son objectif de marge à moyen terme. En outre, Markus Holzke deviendra directeur général en avril 2026, tandis que Patrick Jeantet prendra la présidence non exécutive, après le départ de Gauthier Louette, rattrapé par la limite d'âge.
Markus Holzke est l'actuel directeur général de SPIE pour l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche.Casino dévisse de plus de 13%. Le distributeur a détaillé les nouvelles offres de son sauvetage financier. Un document mis en ligne montre que l'actionnaire majoritaire France Retail Holdings (FRH) a proposé un plan comprenant notamment une augmentation de capital significative et une conversion partielle de dettes en actions. Les créanciers ont fait une contre-proposition qui aboutirait aussi à une dilution très élevée, mais en permettant à FRH de conserver le contrôle.En revanche, le groupe aérien allemand Lufthansa ( 1,72%) progresse à Francfort grâce à sa bonne performance en 2025. Il a enregistré le chiffre d'affaires le plus élevé de son histoire (39,6 MdsEUR) et affiché une amélioration marquée de sa rentabilité opérationnelle, portée notamment par la progression de l'activité passagers et la bonne tenue du cargo.
Malgré un résultat net en léger recul, Lufthansa souligne la solidité de sa génération de trésorerie et la contribution positive de ses différentes divisions. Le groupe anticipe une nouvelle progression de ses résultats en 2026, tout en restant prudent face aux incertitudes liées au contexte géopolitique international. Cet après-midi, l'attention des investisseurs va se porter sur les États-Unis avec la publication des chiffres de l'emploi américain et des ventes au détail.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.