Mi-séance
Nvidia rassure, la hausse des marchés perdure
publié le 21/05/2026
(Zonebourse.com) - A mi-séance, Paris s'adjuge 0,4%, à 8 147 points, derrière Francfort ( 0,5%) mais devant Londres, qui évolue à l'équilibre. Par ailleurs, le Brent recule de 1% alors que le Royaume-Uni vient de ré-autoriser les importations de produits indiens afin de contrebalancer la baisse de l'offre liée à la fermeture d'Ormuz.
Les marchés retenaient leur souffle depuis le début de la semaine, en amont de la très attendue publication de Nvidia... et le souffle est finalement retombé. Toujours très scrutés par les marchés, les résultats du géant de l'IA offrent aux intervenants une occasion de prendre le pouls du secteur tous les trois mois. Encore une fois, Nvidia a largement dépassé les attentes : le chiffre d'affaires est ressorti 3% au-dessus du consensus et l'EBITDA 4% au-dessus.
Quant au résultat net et au BPA ? Ils ressortent 37% au-dessus du consensus, confirmant la santé de la société de Jensen Huang et la dynamique mondiale de la demande en IA. Le groupe a d'ailleurs profité de sa publication pour dévoiler un programme de rachat d'actions de 80 MdsUSD. Cette vigueur profite ce matin aux valeurs des semi-conducteurs, à l'instar de Soitec ( 3,4%), Infineon ( 2,5%), Aixtron ( 1,4%), STMicro ( 1,1%) ou ASML ( 0,9%).Chine-Russie-USA : une partie d'échecs tripartite Alors que Donald Trump a quitté Pékin la semaine dernière sans annoncer d'avancées concrètes sur les "tarifs" ou sur le statut de Taïwan, Vladimir Poutine a été reçu à son tour par Xi Jinping afin de "prolonger le Traité de bon voisinage et de coopération amicale" entre les deux pays.
"Xi Jinping a insisté sur la nécessité de défendre un ordre international plus juste et multipolaire, tandis que Vladimir Poutine a qualifié les relations russo-chinoises de facteur de stabilité dans un contexte international instable", a souligné l'agence d'Etat chinoise Xinhua Net.L'Iran en toile de fondPour les marchés, la guerre en Iran reste le principal risque macroéconomique, avec un cessez-le-feu fragile et des perturbations persistantes dans le détroit d'Ormuz, susceptibles de peser durablement sur l'économie mondiale via la hausse des prix de l'énergie.Ce matin, le Brent évolue autour de 104 USD, en baisse de 1%, alors que Le Royaume-Uni a annoncé autoriser de nouveau les importations de diesel et de kérosène raffinés dans des pays tiers, notamment l'Inde et la Turquie, à partir de brut russe.
"L'Occident manque tellement de produits raffinés qu'il rouvre une porte qu'il venait tout juste de fermer. Tant que le détroit d'Ormuz restera bloqué, nous conservons un biais positif sur les valeurs du raffinage", a réagi Frédéric Lorec, spécialiste pétrole chez AlphaValue.Dans ce contexte, Goldman Sachs estime ce matin qu'à l'échelle mondiale, la croissance du PIB devrait ralentir au second semestre, avec une progression attendue de 2,4% en 2026, tandis que l'inflation sous-jacente reculerait légèrement à 2,7% d'ici fin 2026 malgré l'impact des prix énergétiques.Des conséquences économiques très concrètes"En zone euro, la croissance devrait tomber à 0,5% en 2026, pénalisée par les prix élevés de l'énergie. L'inflation sous-jacente pourrait culminer à 2,7% en 2027 avant de revenir progressivement vers 2% d'ici fin 2028.
La BCE devrait relever ses taux à deux reprises cette année jusqu'à 2,5%, avant un assouplissement en 2027", anticipe la banque.Sur le front des statistiques, l'indice PMI composite de la zone euro est passé de 48,8 à 47,5 en mai en raison du conflit dans le golfe Persique, enregistrant ainsi son troisième mois consécutif de baisse. Le consensus de marché anticipait une stabilisation de l'indice.Par ailleurs, selon des données préliminaires de S&P Global, la contraction de l'activité dans le secteur privé français a accéléré au mois de mai. L'indice qui la mesure est passé de 47,6 à 43,5 points, soit un plus bas depuis plus de cinq ans, là où les analystes attendaient une légère amélioration à 47,7 points."À l'inverse, le PMI composite allemand - malgré deux fortes baisses lors des deux mois précédents - s'est légèrement amélioré.
Le vaste plan budgétaire du gouvernement allemand ainsi que les mesures annoncées de soutien sur les carburants semblent soutenir le moral des entreprises", note Commerzbank.Les valeurs en mouvementEnfin, dans l'actualité des sociétés, Elior a publié hier après Bourse des résultats au premier semestre 2026 significativement inférieurs aux attentes, selon Oddo BHF. Le titre lâche plus de 25% à Paris. Eiffage abandonne 2% et ferme la marche du CAC 40 après le changement de recommandation d'une banque américaine, passée de "acheter" à "neutre", avec un objectif de cours ramené à 148 EUR contre 157 EUR précédemment.En Europe, easyJet ( 2%) a publié une perte avant impôt ajustée de 552 MGBP au titre du premier semestre de son exercice comptable 2026, contre une perte de 394 MGBP un an plus tôt, soit une dégradation de 40%. Le bilan de la compagnie demeure néanmoins solide et lui permet d'affronter les incertitudes liées au Moyen-Orient avec une certaine sérénité.
De son côté, Generali gagne 2,3%, à 38,4 EUR, à Milan, salué pour une publication trimestrielle faisant ressortir "un début d'année exceptionnellement vigoureux" selon Jefferies, avec des performances supérieures aux attentes dans l'ensemble des activités de l'assureur.Enfin, Equinor (-1,6%) et Aker BP (-1,3%) ont conclu un accord de collaboration stratégique visant à accroître la production future et la création de valeur sur des segments sélectionnés de leurs portefeuilles respectifs sur le plateau continental norvégien (NCS : Norwegian Continental Shelf, zone maritime sous souveraineté de la Norvège qui s'étend au-delà de ses eaux territoriale).Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.