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L’assurance-vie

Placement star chez les Français, l’Assurance-vie est un bon moyen d’allié sécurité et rendement. Cependant, les différents types d’investissement possibles et la récente réforme de la fiscalité incitent à se renseigner avant de se lancer. EasyBourse vous explique.

Il est l’un des placements préférés dans l’Hexagone. Selon Statista, en 2016, ce ne sont pas moins de 134 milliards d’euros qui ont été investis en affaires directes relatives aux assurances-vie. Au total, les encours atteignent environ 1 700 milliards d’euros. D’après les sondages les Français la considèrent comme un placement de qualité et ils sont déjà des millions à l’avoir adoptée. Mais c’est quoi exactement une assurance-vie ?



Elle garantit le versement d'un capital ou d'une rente au bénéficiaire désigné dans le contrat, si la personne assurée est en vie au terme du contrat. Le bénéficiaire peut être le conjoint de l’assuré, les enfants, ou toute autre personne précisément désignée. L’assuré lui-même peut être bénéficiaire du contrat, alors assimilé à un placement d’épargne en vue de la retraite.

Une nouvelle fiscalité en 2018

Durant des années, la totale exonération de droits de succession constituait l’un des avantages majeurs de l’assurance-vie. Progressivement, la fiscalité s’est durcie. Mais elle demeure très attractive. Les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale en application depuis le 1er janvier 2018 ont notamment instauré une hausse de la CSG et une flat tax. Si vous souhaitez en apprendre plus sur les détails de la nouvelle fiscalité qui s’applique sur les assurances-vie, nous vous invitons à consulter notre dossier sur le sujet.

Les différents types de contrats

Nous allons pouvoir passer à un point essentiel : quel contrat choisir ? Car avant de payer des impôts, il va falloir gagner de l’argent et les assurances vie vous offre plusieurs possibilités. Tout dépend de vos objectifs. Une personne qui a une vision à court terme et qui cherche à mettre un peu d’argent de côté vite accessible ne choisira pas le même type de contrat qu’une personne désireuse de se forger un capital en vue de la retraite. La donnée essentielle à prendre en compte est celle de l’appétence au risque.



On distingue deux grands types de contrats. Les contrats « monosupport » sont appelés ainsi car ils n’investissent que dans des fonds monétaires (en euros). Ils offrent une garantie du capital et produisent chaque année des intérêts soumis aux prélèvements sociaux. Le problème est que leur rendement est corrélé au taux en vigueur. Depuis maintenant plusieurs années, les taux liés aux obligations des Etats et des entreprises sont particulièrement bas ce qui offre des perspectives de rendement limitées. Selon la Fédération française de l’assurance, le rendement moyen des contrats d’assurance-vie est passé sous la barre symbolique des 2% en 2016. Le taux a été plombé par la faible vigueur des fonds en euros.

Les contrats multisupports sont eux plus diversifiés. Ils combinent un fonds en euros avec des «unités de comptes» (OPCVM) qui permettent d’investir aussi bien sur les actions, les obligations que l’immobilier. Les rendements sont supérieurs, les risques aussi. Le capital n’est pas toujours garanti et en cas de retournement du marché vous pourriez avoir à accuser des pertes. C’est là qu’il faut être très informé des types d’investissements que vous souhaitez réaliser.



Selon le degré de risque et le rendement escompté, les contrats multisupports prennent différentes dénominations : «prudent», «équilibré» ou «dynamique». Mais tous les assureurs n’ont pas la même approche de la prudence. En règle générale, plus l'intermédiaire est spécialisé, plus l'aversion au risque du client est considérée comme réduite. Le mieux est encore de demander la composition du fonds et sa volatilité.

De nouveaux types de contrats ont vu le jour en 2014

Dans le cadre de sa réforme de l’assurance-vie, le gouvernement Ayrault a annoncé la création de deux nouveaux types de contrats en 2014 :

- le contrat «euro-croissance», conçu comme un 3e pilier de l’assurance vie aux côtés des fonds en euros et des unités de compte. Une partie significative de l’épargne sera investie en actions, dans les entreprises innovantes et l’économie sociale et solidaire. Le capital sera garanti à condition de n’effectuer aucun retrait pendant huit ans. L’objectif est de laisser le temps aux assureurs d’investir de manière « dynamique », autrement dit en privilégiant les actions. Ce faisant, ils devraient proposer des rendements supérieurs aux fonds en euros à capital garanti.

- le contrat «vie génération» également appelé «euro-transmission» car il concerne la transmission du capital en cas de décès du souscripteur. Contrat monosupport en unités de compte (actions), il devra être investi pour un tiers au moins du capital dans les PME, le logement social et l’économie sociale et solidaire, sans garantie de capital.

Le contrat vie génération vise à orienter les plus gros contrats vers le financement de secteur spécifiques (PME, logement social). S’ils ne choisissent pas ce nouveau contrat, ils subiront un alourdissement de la fiscalité. Là encore, pour plus de détail, vous pouvez consulter notre dossier sur la fiscalité de l’assurance-vie.



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