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Tout ce qu’il faut savoir sur la finance islamique

5 principes à connaitre A qui s’adresse la finance islamique ? La finance islamique à l’épreuve de la crise financière ? Les défis à relever pour la finance islamique

La finance islamique souffre moins que le secteur conventionnel, pour une raison simple: la plupart des instruments financiers à l’origine de la crise actuelle, c’est-à-dire les créances hypothécaire de mauvaise qualité et leurs dérivés « repackagés » par les opérations de titrisation, sont interdites en finance islamique… En effet, tous ces produits reposent sur le principe de l’intérêt, interdit en islam. Par conséquent, les banques islamiques ne portent à leur bilan aucune des classes d’actifs qui ont alimenté la crise dite des «subprimes». Ensuite, les banques islamiques sévissent dans des zones géographiques (le Golfe et l’Asie musulmane) riches en liquidité, et par conséquent ne souffrent pas du tarissement des liquidités.

Cela dit, les primes de risque se sont élargies partout, y compris dans les zones de financement islamique, et cela en raison de la perception d’une hausse généralisée du risque. Quand bien même le marché des émissions de sukuk est toujours dynamique, sa croissance est aujourd’hui bien moindre qu’elle ne l’aurait été sans les suprimes. La croissance des émissions de sukuk était exponentielle jusqu’en 2006, puis elle s’est tassée depuis le milieu de l’année 2007, une tendance qui se confirme depuis (Cf. le graphe ci-dessous). De nombreux émetteurs potentiels de sukuk ont tout simplement reporté leurs émissions, en prévisions de spreads plus attractifs à l’avenir.

Flux d’émissions de sukuk (2001-2009)