Fermeture
Luxe en berne et géopolitique : le CAC 40 s'enfonce dans le rouge
publié le 15/01/2026
(Zonebourse.com) - Dans un climat géopolitique toujours très délétère, les marchés européens ont clôturé cette avant-dernière séance de la semaine en ordre dispersé. Enregistrant une quatrième séance de suite dans le rouge, le CAC 40 a reculé de 0,21% à 8 313,12 points.
L'indice phare parisien a été pénalisé par le recul des actions du luxe malgré les solides résultats de Richemont au troisième trimestre de son exercice 2025/2026. Le SBF 120 a cédé 0,19% à 6 287,20 points. L'Eurostoxx 50 a, en revanche, gagné 0,71% à 6 047,49 points. Londres, Francfort et Amsterdam ont aussi fini dans le vert.
Aux Etats-Unis, les indices américains évoluent en territoire positif galvanisés par les bons résultats de Morgan Stanley et Goldman Sachs publiés ce jeudi. Ces deux nouvelles publications sont particulièrement saluées par les investisseurs à la faveur de résultats globalement supérieurs aux prévisions. Les investisseurs surveillent encore attentivement l'évolution de la situation géopolitique qui impacte les marchés.
L'Iran connaît une vague de protestation massive, violemment réprimée par le pouvoir.Après avoir tenu un Conseil de défense jeudi matin à l'Elysée, le président français Emmanuel Macron a annoncé l'envoi au Groenland d'autres moyens terrestres, aériens et maritimes dans les prochains jours. Cette décision est une réponse à Donald Trump qui veut annexer cette île sous souveraineté danoise.Lors de ses voeux aux Armées, le chef d'Etat français a affirmé que "les européens ont une responsabilité particulière" au Groenland " car ce territoire appartient à l'Union européenne".
Par ailleurs, l'instabilité persiste sur les marchés financiers après que Washington a officialisé hier l'instauration de droits de douane de 25% sur certains semi-conducteurs transitant sur le sol américain. Parallèlement, aux Etats-Unis, le climat reste tendu entre Donald Trump et la Fed. Si le président américain a confié à Reuters ne pas envisager le limogeage immédiat de Jerome Powell, il annonce qu'il est encore trop tôt pour sceller le sort de l'actuel président de la banque centrale américaine.Les semi-conducteurs s'enchantent, le luxe déchanteDu coté de la cote, le coup d'envoi de la saison des résultats a été désormais donné des deux côtés de l'Atlantique, captant l'oeil des investisseurs.
Le géant du luxe suisse Richemont a enregistré un des plus forts replis du SMI en dépit de ses solides ventes dépassant les prévisions des analystes au troisième trimestre de son exercice décalé 2025/2026. Alors qu'ils auraient pu s'enthousiasmer de cette dynamique commerciale, les investisseurs s'inquiètent de la faiblesse des devises et de la hausse du coût des matières premières (métaux précieux) qui ont continué de peser sur les marges du groupe. Par conséquent, les valeurs du luxe ont chuté à Paris : Kering a perdu 3,16%, LVMH a cédé 1,91% et Hermès 0,18%. Moncler a reculé de 1,61% à Milan et Burberry de près de 3% à Londres.A l'inverse, le secteur des semi-conducteurs a brillé à la suite des résultats records du groupe taiwanais TSMC et de l'annonce de ses perspectives plus favorables que prévu pour 2026.
Soitec a bondi de 3,15% signant une des plus fortes progressions du SBF 120 et STMicroelectronics a affiché une des plus fortes hausses du CAC 40 grâce à un gain de plus de 1%. ASML Holding a grimpé de plus de 6% à Amsterdam, touchant en séance un plus haut historique.Au chapitre macroéconomie, on retiendra que le PIB au Royaume-Uni a progressé plus que prévu en glissement annuel en novembre : 1,4%, contre un consensus de 1,1%. "Après plusieurs mois d'activité très atone, la publication du PIB de novembre suggère que l'économie britannique conserve encore un certain dynamisme. Pour la suite, les moteurs d'un redressement durable de la croissance à l'horizon 2026 restent difficiles à identifier. Dans ce contexte, nous continuons d'anticiper une baisse du taux directeur de la Banque d'Angleterre à 3% cette année, à condition que l'inflation évolue favorablement", a commenté Luke Bartholomew, économiste en chef adjoint chez Aberdeen.
Aux Etats-Unis, le Département du Travail des Etats-Unis a compté 198 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 5 janvier. Ce chiffre est en baisse de 9000 unités par rapport au niveau révisé de la semaine précédente (ramené de 208 000 à 207 000) et nettement inférieur aux attentes du consensus : 215 000.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.