Fermeture
Les marchés européens restent toujours fragiles : le CAC 40 stoppe de peu sa séquence baissière
publié le 21/01/2026
(Zonebourse.com) - Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les marchés européens n'ont pas tous rebondi au terme de cette séance ce mercredi. Le Dax a poursuivi son mouvement baissier (-0,49%), la quatrième de suite comme l'Eurostoxx 50 qui a fini sur une petite baisse de 0,06% à 5888,70 points.
Par contre, le CAC 40 a clôturé en légère hausse mettant un terme à sept séances de baisses consécutives. Un huitième repli d'affilée aurait représenté une série inédite depuis la mi-novembre 2017. L'indice phare parisien a grappillé 0,08% à 8069,17 points. Londres et Amsterdam ont avancé respectivement de 0,13 et 0,39%.
A Wall Street, les indices évoluent dans le vert. Le Dow Jones gagne 0,96% vers 17h45. Confronté à un bras de fer avec l'Europe, Donald Trump entend toujours annexer le Groenland. Le président américain a menacé de surtaxes douanières de 10% au 1er février (pouvant grimper à 25% d'ici juin) les exportations de huit pays européens (dont le Danemark et la France) qui s'opposent à ses intentions de contrôler le Groenland, territoire autonome du Danemark.
L'ensemble de la zone euro n'est pas à l'abri d'une guerre commerciale transatlantique durable.Sur ce point, AllianzGI pense que "les États-Unis finiront par modérer leur discours et abandonneront leurs projets de contrôle plus strict ou d'annexion pure et simple, en raison des vents contraires sur la scène politique nationale et de la forte opposition de leurs alliés".Trump réitère sa volonté de prendre le contrôle du GroenlandD'ailleurs, Donald Trump s'est exprimé cet après-midi sur le Groenland au Forum économique mondial à Davos, en Suisse.
Le chef d'Etat américain a annoncé le lancement de négociations immédiates pour l'acquisition du Groenland dont il veut la pleine propriété sans avoir recours à la force.Affirmant que les Etats-Unis sont le moteur de l'économie mondiale, il a souligné qu'aucune nation ne peut apporter autant de sécurité au Groenland que le pays de l'Oncle Sam.En outre, hier, l'Union européenne a annoncé la suspension du processus de ratification de l'accord commercial avec les États-Unis. Une décision prise en raison des tensions diplomatiques et des menaces de tarifs douaniers liées au dossier du Groenland.
Du côté de la cote, plusieurs valeurs se sont distinguées à Paris.Alstom a affiché un des plus forts replis du SBF 120 au cours de cette séance avant de finir en très légère hausse. Les investisseurs espéraient que sa solide dynamique commerciale engendrerait immédiatement une amélioration de la génération de trésorerie.En outre, Danone a dévissé signant la plus forte baisse du CAC 40. Le géant agroalimentaire a été pénalisé par la chute de la natalité en Chine, qui obérera la croissance des entreprises du secteur dans le futur. L'action chute aussi après que des sources de marché ont exhumé un communiqué des autorités de Singapour en date du 17 janvier.
Celui-ci mentionne un rappel concernant deux laits infantiles (NAN HA1 SupremePro de Nestlé et Dumex Dulac 1 de Danone) suite à la détection de la toxine cereulide.En revanche, Edenred et Pluxee ont bondi au sein du SBF 120 après une information de Bloomberg. L'agence de presse révèle qu'un juge du tribunal fédéral de São Paulo a prononcé une injonction suspendant l'application du nouveau décret du gouvernement brésilien visant à réguler le marché des titres-restaurant, concernant Ticket SA (filiale d'Edenred).Atos a grimpé aussi au sein de ce même indice. L'entreprise de services du numérique devrait dépasser son objectif de rentabilité 2025, avec une marge opérationnelle attendue au-delà de 340 millions d'euros (soit plus de 4% du chiffre d'affaires).
En Europe, Burberry a affiché une des plus fortes progressions du FTSE 100 après la présentation d'un chiffre d'affaires en hausse de 3% à magasins comparables, au troisième trimestre de l'exercice 2025-2026, contre un repli de 4% il y a un an à la même période. Outre l'actualité des entreprises cotées, au niveau des matières premières, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a dévoilé son rapport mensuel sur le marché pétrolier. Elle anticipe une croissance de la demande mondiale de pétrole. Elle devrait s'établir en moyenne à 930 000 barils par jour (kb/j = milliers de barils par jour) en 2026, contre 850 kb/j en 2025. "Cette progression reflète une normalisation des conditions économiques après les turbulences douanières de l'an dernier, ainsi que des prix du baril inférieurs à ceux de l'année précédente", explique l'organisation internationale.
Sur le marché, vers 17h45, le pétrole Brent gagne 1,69% à 65,08 dollars. Le WTI gagne près de 1,5% à 60,44dollars.Demain, les investisseurs prendront connaissance de l'indice PCE aux Etats-Unis pour novembre - mesure de l'inflation la plus surveillée par la Fed-, à une semaine de sa décision (pour laquelle un statu quo est très largement anticipé à ce stade). La nouvelle estimation de la croissance du PIB au troisième trimestre est également attendue jeudi.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.