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Les CDS

Les mécanismes généraux d’un CDS

Plus précisément, l’acheteur de protection paye une prime périodique (généralement trimestriellement) au vendeur de protection. 
Cette prime est appelée spread du CDS et constitue la valeur cotée par les marchés de CDS. En retour, le vendeur de protection s’engage à protéger l’acheteur de protection en cas d’événement de crédit sur l’entité de référence.
Ce dernier peut revêtir plusieurs formes mais, dans tous les cas, il traduit une détérioration de la qualité de crédit de l’entité de référence.

Ainsi, un spread de CDS plus élevé traduit une plus grande probabilité de défaut estimée par les marchés.
Lorsqu’un défaut est avéré, l’acheteur de protection arrête de payer la prime périodique et est compensé par le vendeur de protection pour sa perte hypothétique en cas d’exposition crédit à l’entité de référence.

Cette compensation peut prendre deux formes : un règlement en cash ou un règlement physique.

Règlement physique

Dans le cas d’un règlement physique, l’acheteur de protection livre un titre de dette éligible de l’entité de référence (appelé obligation livrable) au vendeur de protection et, en retour, reçoit le montant notionnel (ou pair) défini par le contrat.
Comme la détente du CDS traduit une détérioration de la qualité de crédit de l’entité de référence, la valeur de l’obligation livrable (appelée aussi valeur de recouvrement) est susceptible d’être très inférieure au pair.
Ainsi, si l’acheteur de protection est réellement exposé au risque de crédit de l’entité de référence, il est en théorie complètement couvert par le CDS puisqu’il peut livrer le titre de dette qu’il détient en échange du pair. Cela implique que le titre de dette détenu soit éligible en tant
qu’obligation livrable.

Règlement par cash


Dans le cas d’un règlement par cash, aucun actif n’est échangé et le vendeur de protection effectue un unique paiement en cash qui reflète l’estimation par le marché de la perte moyenne des porteurs de dette de l’entité de référence. Ce qui revient à déterminer la valeur de recouvrement moyenne puisque la perte liée au crédit est égale au pair moins la valeur de recouvrement. Techniquement, la valeur finale est en fait influencée par des considérations d’obligation moins-chère-à -livrer.
Dans ce cas, l’acheteur de protection peut être exposé à un risque résiduel si la valeur de recouvrement estimée s’éloigne fortement de la valeur de sa réelle exposition crédit. Dans la plupart des cas, cette valeur de recouvrement est déterminée officiellement par un processus d’enchère organisé par l’ISDA (International Swaps and Derivatives Association).

Il est important de noter que l’acheteur de protection n’a aucune obligation de détenir une exposition crédit à l’entité de référence.
En effet, un CDS peut aussi être utilisé pour spéculer sur la qualité de crédit d’une entité de référence.Ainsi, un investisseur anticipant une détérioration de la qualité de crédit d’un émetteur peut acheter de la protection via un CDS.
Plus précisément, il entre dans une position de CDS à un spread donné et espère en sortir plus tard à un spread  plus élevé (traduisant des attentes de défaut plus fortes) afin de réaliser un gain. C’est ce que l’on appelle le « naked short ».
Il est également possible de spéculer sur une amélioration de la qualité de crédit d’un émetteur en vendant de la protection via un CDS.

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