L'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) va recommander mercredi l'inspection des 67 appareils Airbus A380 actuellement en service dans le monde, en raison de fissures apparues dans la voilure de certains d'entre eux, a annoncé à l'AFP un porte-parole. « L'idée est de s'assurer qu'il n'y a pas de problème de sécurité sur cet appareil », a-t-il expliqué.

Des fissures ont déjà été découvertes sur une vingtaine d’A380, sur des pièces « non critiques » situées sur les ailes de l’avion. D’après Airbus, elles n’affectent pas la sécurité opérationnelle de l’appareil et peuvent être réparées lors d’opérations de maintenance ordinaires.

L'avionneur va cependant devoir fournir un calendrier d’inspection et de réparation à l’AESA qui pourrait s’étaler sur plusieurs années. Les frais d'inspection et le coût des éventuelles réparations sont à la charge d'Airbus, tout comme les coûts générés par d'éventuelles perturbations dans l'exploitation commerciale des avions.

Les compagnies "vigilantes"

Mercredi, la compagnie australienne Qantas Airways a immobilisé l'un de ses avions, expliquant que ses techniciens avaient repéré 36 fissures sur les ailes après un vol marqué par de fortes turbulences.

Au total, Airbus a engrangé 253 commandes d'A380 auprès de 19 clients différents. Il en a livré 69 à ce jour à sept compagnies : Air France, China Southern, Emirates,Korean Air, Lufthansa, Qantas et Singapore Airlines. Aucune d'elles n'a pour l'instant fait état d'une baisse des réservations depuis l'annonce de la découverte des fissures mais plusieurs ont dit rester vigilantes sur ce dossier.

Airbus prévoit par ailleurs de livrer cette année 30 exemplaires de
l'A380, dont le prix catalogue peut atteindre 390 millions de dollars (294 millions d'euros). Il n'a pas précisé si des livraisons risquaient d'être retardées par le problème des fissures.

Vers 15h00, le titre d’EADS recule de 1% à la Bourse de Paris, sur un marché en hausse de 0,4%.