Espace pédagogique - Lexique

Le mot du jour : Période de lock-up

Durée pendant laquelle certains actionnaires n'ont pas le droit de vendre leurs actions. Par exemple, lors d'une introduction en bourse, une période de lock-up est souvent imposée aux plus importants actionnaires.

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Les Stock options

Pour atténuer les éventuels conflits d’intérêt entre dirigeants et actionnaires, une parade a été trouvée qui consiste à offrir aux cadres dirigeants et à une frange de salariés des rémunérations incitatives. Celles-ci peuvent prendre plusieurs formes, dont celle des stock options devenues tout à fait prépondérantes à la fin des années 1990. Les stock options représentent pour leurs bénéficiaires la possibilité mais non l’obligation, d’acquérir des actions de la société dans des conditions précises et à un horizon de temps donné. Dans la mesure où elles seront exercées quelques années plus tard, elles contribueront à accroître le nombre d’actions émises et à diluer le BPA. L’idée sous-jacente est que cette augmentation du nombre des actions (le dénominateur pour le calcul du BPA) sera plus que compensée par l’accroissement des bénéfices (le numérateur) en raison du caractère incitatif de cette forme de rémunération et des efforts supplémentaires que feront leurs bénéficiaires, dirigeants et salariés, pour améliorer les performances de l’entreprise. Ainsi, tous les actionnaires s’y retrouvent, qu’ils soient ou non salariés de la société. L’idée d’aligner les intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires (la valorisation boursière de l’entreprise) est certes judicieuse, mais trop d’abus ayant été commis, elle est aujourd’hui remise en cause. Aussi, l’attribution de stock options est de plus en plus soumise à des conditions de performance. Dans cet esprit, des stock options ne seraient attribuées que dans la mesure où les performances de l’entreprise auraient été au moins égales à celles d’un échantillon d’autres entreprises exerçant des activités voisines ou appartenant au même secteur, c’est-à-dire que l’entreprise aurait créé de la richesse spécifique. Dorénavant, les stock options accordées dans les entreprises figurent comme une charge en comptabilité même si d’aucuns se seraient satisfaits que cette information continue à figurer en tout petits caractères dans une obscure annexe du rapport annuel. Mais l’argumentation de l’investisseur milliardaire américain, Warren Buffett a fini par convaincre : « Si les stock options ne sont pas une forme de rémunération, que sont-elles ? Si les rémunérations ne sont pas une charge (au sens comptable) que sont-elles donc ? Si les charges ne doivent pas figurer au compte de résultat, où diable les faire figurer ? »

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